La ville de Casablanca condamnée
Jeudi, le tribunal administratif de première instance de Casablanca a condamné le conseil municipal de Casablanca à verser 50 000 dirhams à la femme agressée par des chiens errants pour le préjudice physique et psychologique subi. La victime avait porté plainte contre le Conseil Municipal de Casablanca, représenté par le Maire Nabila Rmili, la Wilaya de la région de Casablanca et la Société Locale de Développement pour l’Environnement et son avocat avait réclamé une indemnité de 100 000 dirhams avec exécution immédiate et intérêts légaux.
Les faits remontent à fin 2023. Alors qu’elle se rendait au travail, elle a été attaquée par un groupe de chiens errants dans la région de Lissasfa. Sa vie a été sauvée grâce à l’intervention d’un gardien. La victime s’en est sortie avec des blessures à la cheville, au genou et à la main et a été soignée à l’hôpital. Son avocat porte plainte contre le conseil municipal de Casablanca.
A lire : Casablanca : du nouveau dans le cas de la femme attaquée par des chiens errants
Dans cette plainte, l’avocat affirmait que la responsabilité incombait au Conseil communal de Casablanca. Il dénonce son inaction pour lutter contre les chiens errants qui représentent un danger pour les riverains, conformément aux pouvoirs de la police administrative prévus à l’article 100 de la loi 113.14. L’Etat et les communes sont présumés responsables des dommages résultant de la gestion de leurs administrations, conformément à l’article 79 du Code des obligations et des contrats, a-t-il ajouté.
L’avocat a également rappelé que la municipalité avait confié à la société « Casa Environnement » la mission de lutte contre les chiens errants, dans le cadre d’une convention de délégation, et lui avait alloué un budget annuel de 20 millions de dirhams.