la ville paie la différence
Face à une pression urbaine et démographique croissante, la ville mobilise chaque année un budget conséquent, entre 250 et 300 millions de dirhams, pour compléter les comptes des sociétés exploitant le tramway, le busway et les bus.
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Selon Nabila Rmili, présidente du conseil, cette injection financière est considérée comme une dépense obligatoire, régie par une circulaire du ministère de l’Intérieur. Il est essentiel d’assurer la continuité des services et d’éviter tout déficit qui pourrait entraîner une détérioration de la qualité ou une cessation des services. Les données de fréquentation illustrent l’ampleur du défi : avec 150 000 passagers quotidiens pour le seul tramway et un total annuel de plus de 270 millions de déplacements sur l’ensemble du réseau (dont une flotte de 700 bus modernes), la pression sur les infrastructures est constante.
L’engagement social à l’approche des grands événements
Les autorités municipales soulignent que le prix réel du billet est supérieur au montant payé par les passagers. La municipalité intervient donc pour combler ce différentiel, préservant ainsi le pouvoir d’achat des habitants malgré l’augmentation des coûts de fonctionnement et d’entretien. Pour Nabila Rmili, il ne s’agit pas seulement d’une opération comptable, mais d’un « choix stratégique » plaçant la qualité de vie au centre de la transformation urbaine.
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Cette politique volontariste devrait se poursuivre dans les années à venir, alors que la métropole se prépare à accueillir de grands événements sportifs entre 2025 et 2030, dont la Coupe du monde. La ville espère cependant parvenir progressivement à un équilibre financier une fois achevées les extensions des réseaux de tramway et de bus, ce qui devrait, à terme, alléger le poids de ces subventions.