Lancement à Rabat du PACTE TPME 2026-2030 par l’Agence Maroc PME
Maroc : lancement du PACTE TPME 2026-2030 pour accélérer croissance, compétitivité et résilience des petites entreprises
Le PACTE TPME 2026-2030, présenté à Rabat, vise à offrir des services mutualisés aux TPME, renforcer leur compétitivité, améliorer leur résilience et développer leurs compétences. 2026
Le gouvernement, par le biais de l’Agence Maroc PME, a lancé mercredi à Rabat le Plan d’accélération de la croissance et de la transformation des TPME, dénommé PACTE TPME 2026-2030. Présenté lors d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, et en présence de la ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor, ainsi que du président de la CGEM, Chakib Alj, ce dispositif s’inscrit dans le cadre contractuel État-Agence 2026-2030 et s’appuie sur la feuille de route stratégique ORBIT 2030 de l’Agence. Le PACTE entend structurer et mutualiser l’accompagnement aux très petites, petites et moyennes entreprises afin d’en faire un moteur de croissance inclusive.
Un dispositif national structurant lancé à Rabat
Le plan se veut un outil national structurant, conçu pour répondre aux attentes concrètes des TPME sur plusieurs années. Selon les autorités, il repose sur une gouvernance participative associant les ministères concernés, les acteurs du secteur privé et les organismes d’appui. L’objectif annoncé est d’offrir des services mutualisés de haut niveau — un format inédit pour le segment TPME — permettant d’optimiser les ressources, de réduire les coûts d’accès aux services et de garantir une diffusion rapide des appuis sur le territoire national.
Quatre axes d’intervention détaillés
Le PACTE est articulé autour de quatre axes principaux. Le premier axe cible la croissance des PME en encourageant leur développement sur le marché intérieur et leur ouverture aux marchés extérieurs. Le second axe vise à renforcer la résilience des entreprises face aux chocs conjoncturels et aux contraintes structurelles. Le troisième axe porte sur l’amélioration de la compétitivité via l’adoption de critères de qualité, la réduction de l’empreinte carbone et l’accès facilité aux marchés. Enfin, le quatrième axe concerne la montée en compétences des dirigeants et des salariés des TPME, à travers des programmes de formation et d’appui technique adaptés.
Convergence interministérielle et rôle de l’Agence Maroc PME
Les autorités ont insisté sur l’importance de la convergence interministérielle pour la réussite du plan. Le ministre Ryad Mezzour a salué l’appui du département du Tourisme, qui a délégué l’opérationnalisation de plusieurs programmes à l’Agence. Cette coordination vise à éviter les actions dispersées et à créer une trajectoire commune entre les politiques publiques sectorielles et l’accompagnement des entreprises. L’Agence Maroc PME se positionne comme l’interface opérationnelle chargée de déployer les dispositifs, d’assurer le suivi et d’évaluer les impacts sur la période 2026-2030.
Mobilisation du secteur privé et diffusion régionale par la CGEM
La Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) est appelée à jouer un rôle central dans la diffusion et l’appropriation du PACTE. Chakib Alj a souligné que le plan marque un changement d’approche, passant d’une logique de dispositifs dispersés à un accompagnement structuré et cohérent. La CGEM a annoncé la tenue prochaine de rencontres régionales, dans le cadre des « Carrefours de l’entreprise », pour informer, mobiliser et recueillir les besoins des TPME sur le terrain, afin d’ajuster l’offre de services aux réalités locales.
Objectifs opérationnels et attentes pour les cinq prochaines années
Le directeur général de Maroc PME, Anouar Alaoui Ismaili, a rappelé que le PACTE vise à renforcer la compétitivité et la performance des TPME qui ont affronté plusieurs défis ces dernières années. Le plan prévoit des dispositifs concrets d’assistance technique, d’appui financier et de formation destinés à permettre aux entreprises de surmonter les difficultés économiques récentes, d’adopter des standards de qualité et de se préparer à l’export. La montée en compétences et l’accompagnement à la transition bas‑carbone figurent parmi les priorités opérationnelles, avec des indicateurs de performance attendus sur la période 2026-2030.
La mise en œuvre du PACTE TPME sera suivie de près par les autorités et les partenaires privés, qui ont prévu des actions de communication et des sessions régionales dès les prochaines semaines afin d’engager rapidement les acteurs locaux. Si le plan apporte une feuille de route structurée, son efficacité dépendra de la capacité des différents acteurs à coordonner leurs interventions, à adapter les services aux besoins réels des entreprises et à assurer un suivi rigoureux des résultats au niveau régional et sectoriel.