L’AREF Casablanca-Settat tient son premier Forum régional pour préparer la réforme éducative post-2026
L’AREF Casablanca-Settat organise son premier Forum régional pour préparer la phase post‑2026 de la réforme éducative
Forum de l’AREF Casablanca-Settat pour évaluer la Feuille de route 2022-2026 et définir une vision post-2026 centrée sur numérisation, IA et gouvernance.
Le premier Forum régional sur le système d’éducation et de formation, organisé mercredi à Casablanca par l’Académie régionale de l’éducation et de la formation (AREF) de Casablanca-Settat, a réuni plus de 300 acteurs pour dresser le bilan de la Feuille de route 2022-2026 et préparer les orientations de la prochaine phase post‑2026. La rencontre visait à territorialiser la mise en œuvre de la loi‑cadre 51.17, à capitaliser sur les acquis constatés et à identifier les contraintes à lever, en mettant l’accent sur la numérisation, l’intégration de l’intelligence artificielle et le renforcement de l’autonomie des établissements.
Forum régional organisé par l’AREF Casablanca-Settat
L’événement, placé sous le thème « Région Casablanca‑Settat : locomotive de la nouvelle école marocaine, évaluation du bilan et prospective des enjeux post‑2026 », a rassemblé responsables pédagogiques et administratifs, directeurs d’établissements, enseignants, représentants des collectivités territoriales, du secteur privé, de la société civile et associations de parents d’élèves. La tenue d’une séance plénière et de dix ateliers thématiques a permis d’aborder de manière structurée les principaux chantiers de la réforme.
Évaluation de la Feuille de route 2022-2026
Au cœur des travaux figurait la présentation du bilan régional de la Feuille de route 2022‑2026. Les intervenants ont évalué les réalisations, mesuré les écarts par rapport aux objectifs et identifié des leviers d’amélioration. L’analyse a pris en compte les recommandations du rapport national « La nouvelle école » afin d’orienter une vision régionale cohérente et adaptée aux spécificités locales, tout en préparant des plans d’action concrets pour la période post‑2026.
Priorités pédagogiques et développement du préscolaire
Les discussions ont insisté sur la nécessité d’un renforcement du modèle pédagogique et d’un développement prioritaire de l’enseignement préscolaire. Les participants ont souligné l’importance d’expérimentations pédagogiques adaptées, de la formation continue des enseignants et de dispositifs ciblés pour prévenir le décrochage scolaire. L’éducation inclusive et l’ouverture de l’école sur son environnement social et culturel ont été identifiées comme des priorités pour améliorer l’équité et la qualité des apprentissages.
Numérisation et intégration de l’intelligence artificielle
La numérisation du système éducatif et l’intégration de l’intelligence artificielle ont occupé une place centrale. Les débats ont porté sur les besoins en infrastructures, la formation des enseignants aux outils numériques, et les conditions d’utilisation responsable de l’IA dans les pratiques pédagogiques. Les participants ont appelé à des stratégies graduelles, garantissant l’accès aux technologies et la protection des données, tout en tirant parti des potentialités offertes pour personnaliser les parcours d’apprentissage.
Gouvernance, autonomie et territorialisation de la réforme
La gouvernance et l’autonomie des établissements ont été présentées comme des leviers indispensables pour une mise en œuvre efficace de la loi‑cadre 51.17. Le directeur de l’AREF, Mohamed Dib, a qualifié le forum d’étape décisive dans la territorialisation de la réforme, insistant sur la participation des autorités locales, de la société civile et des partenaires privés. Les échanges ont porté sur la clarification des compétences, les mécanismes de pilotage régional et les outils d’évaluation locale permettant d’accroître la réactivité des établissements aux besoins des territoires.
Ateliers thématiques et recommandations opérationnelles
Les dix ateliers ont examiné des volets concrets : pratiques pédagogiques, préscolaire, inclusion, lutte contre le décrochage, transformation numérique et articulation avec l’environnement économique et social. Les recommandations issues des travaux visent à se traduire en plans d’action régionaux précis, avec des indicateurs de suivi. Le directeur des programmes de l’enseignement primaire, El Houssine Zetit, a rappelé que ces forums régionaux sont destinés à capitaliser les expériences et à favoriser la concertation entre acteurs pour améliorer le rendement du système éducatif.
Le forum de Casablanca‑Settat conclut sur la nécessité d’un effort coordonné pour traduire les orientations nationales en réalités locales : renforcement du préscolaire, intégration progressive des technologies, mise en place d’une gouvernance partagée et élaboration de plans opérationnels post‑2026. Ces conclusions serviront de base pour les prochaines étapes de la réforme au niveau régional.