le drone qui change la donne pour le Maroc
Une vidéo récente confirme l’intégration réussie de SpyX au sein de l’armée marocaine. Le système a été testé au nord de Boujdour, si l’on s’en tient aux coordonnées géographiques visibles sur la vidéo. Le drone kamikaze a été utilisé lors d’un exercice de simulation de combat avec un char M60, un véhicule radar AMX et un transport de troupes Ratel. “Les drones parviennent à toucher leurs cibles de manière très précise” à une portée maximale de 50 kilomètres, analyse pour Médias24 le consultant militaire Abdelhamid Harifi, précisant que ces engins sont capables de percer les défenses modernes comme les cages anti-drones.
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L’acquisition du SpyX, qui s’avère stratégique en raison de la portée de 50 km de ce drone et de sa « charge explosive très élevée », renforce les FAR qui disposent déjà d’une artillerie conventionnelle dont la portée est limitée à environ 20-25 km, de lance-roquettes multiples (MLRS) qui peuvent atteindre leur cible jusqu’à 110-130 km et de drones d’observation dont la capacité d’emport (charge explosive) est trop faible. Le drone israélien n’est pas réservé aux unités d’élite. Ses lanceurs « banalisés », compatibles avec les véhicules d’infanterie, peuvent être déployés au sol par « l’infanterie, les unités blindées ou l’artillerie ».
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Avec un coût unitaire estimé entre 50 000 et 60 000 dollars, le SpyX est un drone redoutable et bien moins cher qu’un missile antichar comme le TOW. « C’est un équipement efficace et moins coûteux, qui répond à nos besoins », analyse le consultant. Le drone israélien n’est pas une arme de dissuasion stratégique à très longue portée, comme les drones israéliens « Harpy » ou iraniens « Shahed » (portée de 1 000 km). Le SpyX est conçu pour être « déployable sur le terrain avec des unités déjà engagées ». “Si on utilise SpyX contre un véhicule radar, il peut aveugler toute une batterie de défense anti-aérienne”, explique Abdelhamid Harifi.