le gouvernement marocain veut réguler Airbnb et réduire les loyers de 20%
Face à la flambée des prix de l’immobilier, le gouvernement marocain prépare une offensive législative pour encadrer les locations de courte durée et faciliter l’accès à la propriété pour la classe moyenne. S’exprimant devant la Chambre des représentants, le secrétaire d’État chargé du Logement, Adib Benbrahim, a pointé du doigt les déséquilibres créés par les plateformes numériques comme Airbnb.
Le constat du gouvernement est clair : l’augmentation des locations touristiques au détriment des logements résidentiels assèche l’offre et fait exploser les prix. Le secrétaire d’État a prévenu que ce modèle de location commerciale détourne le logement de son usage premier, créant des tensions majeures dans les centres urbains.
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Pour y remédier, un décret réglementaire est en préparation. L’objectif est de limiter l’expansion incontrôlée de ces pratiques dans les zones non touristiques et de remettre l’habitat de longue durée au centre des priorités urbaines.
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Parallèlement à cette régulation, le ministère mène une étude dont les résultats sont attendus en mars afin de réduire les loyers d’environ 20 % par rapport aux prix actuels du marché.
Le modèle proposé repose sur un système de location-propriété ciblant principalement la classe moyenne :
• Loyer réduit : Logements proposés 20 % en dessous des prix du marché.
• Épargne intégrée : Une partie du loyer payé serait convertie en capital.
• Propriété : Après une période de 5 à 6 ans, les locataires pourraient utiliser ces économies pour devenir propriétaires de leur logement.
Cette intervention gouvernementale intervient après une décennie de hausses de prix ininterrompues. Entre 2013 et 2023, le prix moyen du mètre carré a bondi de 60% à Casablanca et de plus de 66% à Rabat. Selon Adib Benbrahim, cette situation est aggravée par la spéculation et la rareté des terrains, rendant l’accès au logement de plus en plus difficile pour les ménages locaux.