Le Maroc attaque la CAF et fait appel
La Fédération royale marocaine de football (FRMF) refuse de classer le dossier sur les incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations, disputée le 18 janvier. Dans un communiqué officiel publié ce mardi, l’instance annonce avoir fait appel des décisions du jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF), jugeant les sanctions prononcées « non conformes » à l’ampleur des violences constatées.
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Rabat conteste fermement la lecture faite par l’instance panafricaine concernant le déroulement de la réunion. La FRMF souligne notamment la gravité du retrait de l’aire de jeu des joueurs et du staff sénégalais, ainsi que l’invasion du terrain par des supporters adverses, événements qui avaient déclenché de « violentes échauffourées ».
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Jeudi dernier, la CAF a tenté de régler le problème en infligeant des amendes et des suspensions records. Le Maroc n’a pas été épargné, écopant d’une amende de 315 000 dollars pour défaillances logistiques et voyant ses joueurs Achraf Hakimi et Ismaël Saibari suspendus. Le jury disciplinaire a toutefois rejeté la plainte marocaine qualifiant l’attitude du Sénégal d’« abandon », excluant de fait les sanctions réglementaires les plus lourdes.
C’est ce refus de qualifier juridiquement le retrait sénégalais qui motive la contre-attaque marocaine. Estimant que le verdict initial minimise les faits, le président de la FRMF entend utiliser cette procédure d’appel pour « préserver tous les droits » du pays hôte face à ce qu’il considère comme une atteinte à l’intégrité de la compétition.