Le Maroc bientôt premier producteur automobile devant l’Espagne ? Les chiffres qui inquiètent Madrid
Le Maroc a développé un environnement industriel attractif pour les marques internationales en proposant des énergies renouvelables à faible coût, des terrains quasi gratuits et un soutien financier aux infrastructures logistiques, s’inquiète Le débat. Les ports de Tanger Med et de Nador Med, financés en partie par des subventions européennes, constituent des piliers de cette stratégie. Ce système est complété par des coûts de main-d’œuvre trois fois inférieurs à ceux de l’Espagne, avec des salaires mensuels compris entre 500 et 600 euros.
Lire : Maroc : une usine géante d’un coût de 6,7 milliards de dirhams sort de terre près de Nador
Cette montée en puissance, déjà anticipée par les dirigeants du secteur comme Carlos Tavares, se traduit par une performance accrue des usines locales. Le site Stellantis au Maroc est désormais capable de fabriquer des moteurs et pourrait prochainement reprendre l’assemblage de modèles emblématiques, comme la Citroën C4 actuellement produite en Espagne. Cette dynamique ne se limite plus à l’assemblage et s’étend désormais à la production de composants essentiels.
A lire : Automobile : comment le Maroc fait trembler les usines espagnoles
Le secteur du pneumatique illustre cette nouvelle menace pour l’écosystème espagnol. Le projet Golden Tire Maroc, porté par le groupe chinois Shandong Yongsheng Rubber à Driouch, prévoit de créer la plus grande usine de pneus d’Afrique. Avec une capacité de 19 millions d’unités par an, ce complexe industriel sino-marocain concurrence directement la production espagnole, qui s’élève à environ 30 millions de pneus par an, tout en créant des milliers d’emplois locaux.