Le Maroc dévoile les détails de son plan d’autonomie sans supervision extérieure
Élaboré par des conseillers royaux et dévoilé peu après une réunion diplomatique à Madrid début février 2026, ce document de 40 pages détaille l’architecture institutionnelle proposée par Rabat. L’État marocain conserverait les compétences souveraines (défense, politique étrangère, monnaie), tandis que le futur gouvernement régional gérerait l’aménagement du territoire, le tourisme, la santé et l’éducation.
Pour garantir l’unité de l’État, le président de cette région autonome serait formellement investi par le roi Mohammed VI. L’assemblée locale, monocamérale, mélangerait des élus au suffrage universel et des représentants des tribus sahraouies reconnues, avec l’instauration d’un quota féminin.
Plan d’autonomie du Sahara : gestion des ressources et référendum national
Sur le plan économique, la région collecterait des impôts locaux et conserverait une part des revenus de ses ressources naturelles, notamment les phosphates, la pêche et les énergies renouvelables. Le texte promet également le retour de quelque 173 000 personnes résidant dans les camps de Tindouf en Algérie, couplé à un processus de désarmement et de réintégration des combattants du Front Polisario, avec la stricte exclusion de ceux qui ont commis des crimes de guerre.
Sur Bladi.net : Sahara : voici ce que contient la proposition marocaine d’autonomie
La validation de ce statut nécessiterait une approbation par référendum organisé sur tout le territoire marocain, et non exclusivement au Sahara. Une clause d’irréversibilité est prévue pour bloquer tout droit de sécession : l’autonomie est présentée comme la solution politique définitive. Le plan rejette également toute « supervision externe permanente », ce qui signifie que la communauté internationale n’aurait plus de rôle de supervision une fois l’accord signé.