Le Maroc enregistre 51 805 créations d’entreprises au premier semestre 2026 selon l’OMPIC
Le Maroc enregistre 51 805 nouvelles entreprises au premier semestre 2026
51 805 entreprises créées au 1er semestre 2026 au Maroc : sociétés majoritaires, SARL AU en tête, forte concentration régionale, commerce et BTP, en hausse.
Le Maroc a vu la création de 51 805 nouvelles entreprises au cours des six premiers mois de 2026. Cette dynamique est marquée par une nette domination des personnes morales sur les personnes physiques, une préférence marquée pour la forme SARL AU parmi les sociétés, ainsi qu’une forte concentration des immatriculations dans quatre grandes régions économiques. Les secteurs du commerce et du BTP figurent parmi les principaux moteurs de cette activité entrepreneuriale.
51 805 nouvelles immatriculations au premier semestre 2026
Le total des immatriculations s’établit à 51 805 unités sur la période. Les sociétés (personnes morales) représentent 75 % de ce flux, soit 39 001 nouvelles structures, tandis que les entreprises individuelles (personnes physiques) comptent pour 12 804 créations, soit 25 % du total. Ces chiffres témoignent d’un recours majoritaire à des formes sociétaires pour lancer des projets d’affaires.
Préférence pour la SARL AU et la SARL classique
Parmi les sociétés, la structure la plus adoptée est la Société à Responsabilité Limitée à Associé Unique (SARL AU), qui concentre 65,2 % des immatriculations. La SARL classique suit avec 33,7 % des nouvelles sociétés. L’importance de la SARL AU indique une tendance des porteurs de projet à privilégier une structure à associé unique, probablement motivée par la simplicité de création et la limitation de responsabilité qu’elle offre.
Polarisation géographique autour de quatre régions
L’activité de création d’entreprises reste fortement concentrée. Pour les personnes morales, la région de Casablanca-Settat regroupe 39,3 % des immatriculations, loin devant Rabat-Salé-Kénitra (14,5 %), Marrakech-Safi (12,5 %) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (10,6 %). Ces quatre régions cumulent 76,9 % des nouvelles immatriculations de sociétés, illustrant des disparités territoriales marquées entre zones urbaines dynamiques et autres régions du royaume.
Commerce et BTP en tête des secteurs d’activité
L’analyse sectorielle des nouvelles personnes morales révèle que le commerce capte la plus forte part des créations, avec 27,2 %. Le BTP et les activités immobilières suivent de près avec 25,4 %. Viennent ensuite les services divers (20 %), le transport (7,5 %) et l’industrie (6,3 %). Cette répartition souligne l’importance du marché domestique et de la construction dans la relance ou l’expansion d’activités économiques.
Tendance distincte pour les entreprises individuelles
La répartition régionale des entreprises individuelles diffère de celle des sociétés. La région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima occupe la première place pour les créations d’entreprises individuelles, avec 20,8 % des immatriculations de cette catégorie. Casablanca-Settat présente 13,3 % et la région de l’Oriental 10,8 %. Ce profil suggère que l’entrepreneuriat individuel reste un levier important dans certaines régions, souvent lié à des activités locales et au micro-entrepreneuriat.
Conséquences pour l’emploi et l’aménagement territorial
La prééminence des sociétés et la concentration régionale ont des implications visibles pour l’emploi et la répartition des ressources. Les régions dominantes absorberont une part significative des emplois créés et attireront plus facilement les services d’accompagnement, le financement et les infrastructures. À l’inverse, les territoires moins représentés risquent de pâtir d’un déficit d’investissement et de capacités entrepreneuriales, ce qui pose un défi aux politiques publiques en matière de développement régional et d’égalité des chances.
Les chiffres du premier semestre 2026 confirment une dynamique entrepreneuriale soutenue, caractérisée par une préférence pour des structures sociétaires, une dominance sectorielle du commerce et du BTP, et une forte concentration géographique. Le suivi des tendances à venir devra porter une attention particulière à la diversification sectorielle, à l’accompagnement des entreprises individuelles et à des mesures ciblées pour réduire les déséquilibres territoriaux.