Le Maroc lance son site géant
«Avec un budget de 96 milliards de dirhams, cette initiative ferroviaire va bien au-delà de la construction de rails. Il marque le début d’une nouvelle ère de transformation économique, industrielle et territoriale pour le Royaume», écrit le magazine Finances News Hebdo. Avec une longueur de 430 km, le Kenitra-Marrakech LGV réduira le temps de trajet entre Tanger et Marrakech pendant moins de 3 heures et desservir rapidement 5 régions représentant 67% du PIB du Royaume.
Mais au-delà de cela, ce mégaprojet vise à redéfinir la géographie économique du Maroc, à renforcer la mobilité et l’attractivité des régions, pour promouvoir l’émergence de nouveaux pôles économiques et dynamiser l’économie nationale. Selon Youssef Guerraoui Filali, président du Morocain Center for Governance and Management, cité par le magazine, “ce LGV constituera un véritable levier pour la région de Marrakech, toujours marquée par les conséquences du tremblement de terre d’al Haouz. Ce projet ouvrira le chemin du développement économique mondial, au-delà du secteur du tourisme, de l’industrie de la renforcement, de l’agro-industrie et des services.
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En plus de contribuer à la modernisation du réseau ferroviaire, le LGV Kenitra-Marrakech offre la possibilité au Maroc de développer une industrie ferroviaire compétitive au niveau africain et dans la région MENA. «Nous avons un taux d’intégration actuel d’environ 40%. Il est impératif que le Maroc s’approprie l’ensemble du processus industriel pour développer une marque locale forte», explique Guerraoui. Le projet donne une place de choix aux très petites et moyennes entreprises (TPME) et pourrait bénéficier à des centaines de joueurs locaux.
“Ce projet générera 10 000 positions directes et indirectes, et la réduction du temps de trajet aura un impact considérable sur la compétitivité économique de Marrakech”, explique Guerraoui, ajoutant que Marrakech, dont le PIB moyen par habitant est bien inférieur à celui de Casablanca et Rabat-Salé-Kénitra, “doit suivre ce moment pour combler le terrain économique et social”.