Le Maroc lance une enquête sur les importations de riz pour protéger la production locale
Le Maroc lance une enquête sur les importations de riz pour protéger son marché local
Le Maroc a ouvert une enquête sur les importations de riz pour se prémunir contre un afflux qui menace son agriculture, touchant principalement le riz blanc et le riz étuvé.
Contexte de la décision
Le 13 avril 2026, le ministère de l’Industrie et du Commerce du Maroc a décidé d’initier une procédure d’enquête en matière de sauvegardes sur les importations de riz, conformément à l’article 12.1(a) de l’Accord sur les sauvegardes. Cette initiative vise les variétés de riz qui semblent concurrencer directement le marché national, bien que les riz aromatisés, comme le basmati, aient été exclus de cette démarche.
Demande des entreprises locales
Cette enquête a été déclenchée suite à une demande émanant des sociétés MLAH MECHICH ALAMI et MUNDIRIZ, représentantes du secteur national. Les données fournies par ces entreprises montrent une hausse alarmante des volumes de riz importés entre 2022 et 2025, accentuant la nécessité d’une telle enquête.
Chiffres alarmants sur les importations
Les statistiques révèlent qu’il y a eu une augmentation de 52 % des importations de riz en 2023 par rapport à 2022. Cette tendance a été suivie d’une nouvelle augmentation de 31 % en 2025 par rapport à l’année précédente. Ces chiffres, sans précédent, signalent une inadéquation entre l’offre étrangère et la capacité du marché local à rivaliser.
Impact sur la filière locale
Selon les éléments du dossier, cet afflux massif de riz importé est qualifié d’évolution imprévue, suscitant des inquiétudes quant aux impacts potentiellement graves sur la production locale. Le ministère cherche à évaluer si cette évolution pourrait mettre en péril la viabilité de la filière rizicole nationale.
Procédure d’enquête ouverte aux parties prenantes
Un délai de trente jours à compter du 13 avril 2026 a été accordé aux importateurs, exportateurs et autres acteurs du secteur pour se déclarer et soumettre leurs observations. Cette période d’ouverture vise à garantir que toutes les parties concernées puissent faire entendre leur voix dans le cadre de cette enquête.
Opportunités d’audience dans le processus
Les acteurs économiques ont également la possibilité de formuler des demandes d’audition écrites et motivées pour défendre leurs intérêts. Cela permet un processus plus inclusif où différents points de vue peuvent être explorés, renforçant ainsi la transparence des décisions à venir.
Conclusion des mesures initiées
Avec cette décision, le Maroc témoigne de sa volonté de protéger ses producteurs locaux, face aux défis que pose l’augmentation des importations de riz. L’issue de cette enquête sera cruciale pour l’avenir de la filière rizicole du pays, soulignant l’importance d’un équilibre entre les besoins du marché national et les exigences de la concurrence internationale.