Le Maroc sera-t-il impacté par la nouvelle stratégie de Stellantis ?
L’ère du « tout-PureTech » souhaitée par l’ancien PDG Carlos Tavares semble révolue. Confronté à une crise de réputation due à des pannes récurrentes de son moteur phare (problèmes de courroie, consommation d’huile), le groupe, sous la houlette de son nouveau manager Antonio Filosa, recherche des alternatives fiables. La stratégie de généraliser ce moteur à toutes les marques, dont Jeep ou Alfa Romeo, est désormais stoppée net, rapporte Auto-moto.com.
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La solution de repli se tourne vers l’Italie. Stellantis a confirmé vouloir prolonger la durée de vie des moteurs GSE (Firefly) d’origine Fiat (1.0, 1.3 et 1.5 turbo) au-delà de 2030. Jugés plus robustes, ces blocs bénéficieront de mises à jour pour se conformer aux normes Euro 7 et sécuriseront l’activité de l’usine italienne Termoli.
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Ce retournement de situation fait peser une forte incertitude sur les sites industriels dédiés à la PureTech. Le Maroc, devenu un hub majeur pour la fabrication de ce moteur et des véhicules qui en sont équipés (notamment à Kénitra), se retrouve exposé. Un passage massif aux moteurs Fiat impliquerait une « réorganisation industrielle colossale », affectant potentiellement les volumes et les investissements prévus dans le Royaume, ainsi que dans les usines françaises de Douvrin et Trémery.