Le Maroc veut briller sur le terrain … et sur son infrastructure
Lors de la journée organisée mardi à Rabat par la Mohammedia Engineers School, Mouad Hajji, représentante de Fouzi Lekjaa, présidente de la Royal Maroccan Football Federation (FRMF), a souligné l’importance de l’ingénierie dans le succès de la Coupe du monde 2030. “Ce n’est pas seulement une question d’accueillir des matchs de football, mais de repenser notre façon d’organiser, de construire des infrastructures. La Coupe du monde 2030 est un accélérateur de transformation: il nous oblige à moderniser nos réseaux de transport, à concevoir des scènes intelligentes et à optimiser notre équipement urbain pour offrir une expérience sans précédent pour les supporters et les citoyens. Ce projet est une vitrine de notre ingénierie Know-How et un levier pour l’avenir”.
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Les normes standard sont l’un des principaux projets en cours. Les travaux ont été confiés à la National Society pour la production et la gestion des équipements sportifs (Sonarges). Un total de dix stades seront rénovés. “Le défi n’est pas seulement d’élargir, mais de faire vivre ces étapes, capable d’accueillir le public en dehors des matchs et de générer sa propre activité”, explique Imane Bensayeh, architecte impliqué dans le projet. L’aspect environnemental n’a pas été obscurci dans la modernisation des étapes: “Nous avons conçu une infrastructure d’empreinte à faible teneur en carbone, qui optimiser la consommation d’énergie et minimiser les déchets”. Le grand stade Hassan II, en construction à Casablanca, sera certifié LEED Gold, une étiquette écologique.
Pour permettre aux spectateurs de ressentir des moments uniques, chaque étape aura des réseaux Wi-Fi publics, IPTV, un système à haute définition d’écrans LED sonores et géants. Les caméras de surveillance, ainsi qu’un système de contrôle d’accès intelligent, seront également installées pour renforcer la sécurité et garantir la fluidité en termes d’entrées. “Nous construisons l’infrastructure d’un Maroc du futur, où la modernisation va au-delà du cadre du sport”, a déclaré Bensayeh.
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En termes d’infrastructure ferroviaire, un projet ambitieux d’extension de réseau est prévu pour faciliter le trafic des visiteurs entre les différentes villes. Le National Railway Office (ONCF) «Travaille sur l’extension de la ligne de vitesse élevée (LGV) entre Kenitra et Marrakech, qui reliera le nord au sud en temps record. D’ici 2030, notre objectif est d’avoir un réseau entièrement optimisé, avec des stations modernisées et des connexions renforcées au transport urbain. La fluidité des voyages sera un facteur clé dans le succès de la Coupe du monde », a déclaré Baderddine Bertoul, représentant du bureau. RER, tram et bus électrique sont également prévus à Casablanca et Marrakech.
Mohamed Rhachi, vice-président de Mohammed V University et directeur par intérim de l’ESIAS, insiste sur la nécessité d’une transition numérique réussie pour soutenir ce boom que “le Maroc numérique est un passage obligatoire pour réussir dans le CAP 2030. L’optimisation des flux de spectateurs, la gestion de l’infrastructure en temps réel et la sécurisation des événements sont basées sur des solutions intelligentes, l’intégration de l’intelligence artificielle et de l’Internet). et pour adapter les services offerts aux supporters en temps réel.