Le Maroc veut faciliter l’accès à la location dans les grandes villes
À un coût estimé à 3,5 millions de dirhams, cette mission technique et sur le terrain sera dirigée par un expert, en coordination directe avec le ministère. Un comité de suivi sera mis en place pour faciliter la prise de décision et garantir l’efficacité des résultats. En raison de son loyer abordable, le logement de location intermédiaire constitue la solution aux difficultés d’accès au logement par la classe moyenne et les jeunes travailleurs, en particulier dans les grandes villes comme Casablanca, Mohammedia, Rabat, Salé, Marrakech, Fès, Tanger, Agadir, Dakhla et Laâyoune, qui connaissant une forte pression des propriétés.
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La mission se déroulera en deux phases: la première consiste en une analyse en profondeur du marché de la location résidentielle au Maroc, en tenant compte des données économiques et sociales, du cadre juridique et fiscal, ainsi que des pratiques actuelles, en mettant particulièrement l’accent sur le logement de location intermédiaire. Cette partie prendra en compte les opinions de tous les acteurs concernés (agences immobilières, communautés, promoteurs immobiliers, etc.), une étude comparée aux pays pionniers en la France, au Royaume-Uni, à Singapour et à l’Argentine, ainsi qu’à un diagnostic de la réalité du marché locatif au Maroc et à des scénarios possibles de la mise en œuvre du programme. Cette phase doit être terminée dans les deux mois à compter de la date de lancement.
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Quant à la deuxième phase, il vise à définir les caractéristiques du programme final et ses mécanismes de mise en œuvre et de financement. Dans ce cas, il permetra de définir avec précision la population cible (ses caractéristiques, ses besoins et sa distribution géographique), d’offrir des produits résidentiels adaptés aux besoins des ménages à revenu moyen et de lancer une phase pilote en coordination avec le ministère. Cette phase prend en compte la réalisation de l’étude technique et financière, avec l’identification de sources de financement possibles (soutien de l’État, partenariats avec les banques, incitations pour les investisseurs, etc.), afin de déterminer la viabilité du programme.