le parquet décide de ne pas faire appel pour « ne pas imposer un nouveau procès » à la famille
Le tribunal correctionnel de l’Hérault a condamné le 23 octobre William C., 23 ans, à huit ans de prison. Cette peine était inférieure aux 12 ans d’emprisonnement qu’avait requis le procureur général. Le tribunal l’a reconnu coupable de « violences volontaires avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la provoquer ». Après l’annonce de ce verdict, la famille d’Aymen a exprimé sa « déception » dans une lettre adressée au parquet général.
Une décision de « ne pas imposer » un nouveau procès
Le procureur général Damien Kincher a répondu à la famille par lettre pour justifier sa décision. “Je n’envisage pas de faire appel et de vous imposer un nouveau procès, avec le risque d’une autre qualification pénale et aucune assurance de la sentence définitive”, a-t-il écrit. Tout en reconnaissant que la peine « ne pourra jamais être à la hauteur de vos souffrances », le magistrat a appelé la famille « à ne pas sombrer dans une haine que cherchent à attiser des esprits malveillants ».
Il a souligné que les juges avaient retenu la qualification la plus grave, excluant l’homicide par imprudence et légitime défense, mais que le contexte très particulier avait “sans doute été pris en compte” et la “personnalité de l’accusé”, un jeune homme presque analphabète qui a présenté ses excuses à l’audience.
Le drame s’est produit le 14 décembre 2022, après la demi-finale France-Maroc. Le conducteur, qui roulait sans permis, s’est retrouvé coincé parmi des supporters marocains. Se sentant menacé, il a accéléré brusquement, fauchant Aymen, 13 ans, décédé peu après. Un hommage pacifique à l’adolescent est organisé ce vendredi sur les lieux du drame.