L’EI revendique l’attaque de Guyaku, État d’Adamawa au Nigeria, au moins 29 morts
Attaque meurtrière à Guyaku: au moins 29 morts, l’EIIL revendique
Au moins 29 personnes ont été tuées lors d’une attaque de plusieurs heures dans le village de Guyaku, dans l’État d’Adamawa au Nigeria, le 28 avril 2026; le groupe EIIL a revendiqué l’assaut et les autorités ont annoncé un renforcement des opérations de sécurité.
Bilan des victimes et dégâts
L’attaque a fait au moins 29 morts et a causé des destructions matérielles importantes dans le village. Des témoins rapportent que des maisons et des biens agricoles ont été incendiés ou pillés au cours des heures pendant lesquelles les assaillants ont opéré. Les autorités locales ont procédé à des premières constatations sur place et des équipes médicales locales ont accueilli des blessés. Le bilan est susceptible d’évoluer alors que des opérations de recherche se poursuivent pour identifier d’autres victimes et localiser les personnes disparues.
Revendication de l’EIIL et responsabilités incertaines
Le groupe se désignant comme EIIL a revendiqué l’attaque via des canaux de messagerie, indiquant sa responsabilité pour l’assaut. Au Nigeria, l’EIIL soutient plusieurs groupes armés distincts; il n’est pas immédiatement établi lequel de ces groupes a orchestré l’opération à Guyaku. Les autorités fédérales et les services de sécurité nationaux ont ouvert des enquêtes pour recueillir des éléments permettant d’identifier les auteurs et de comprendre la chronologie précise des événements.
Réactions et mesures du gouverneur d’Adamawa
Le gouverneur de l’État d’Adamawa, Ahmadu Umaru Fintiri, s’est rendu à Guyaku pour rencontrer les familles des victimes et inspecter les lieux. Il a qualifié l’attaque d’acte de lâcheté et a promis que les auteurs ne resteraient pas impunis. Le gouverneur a annoncé le renforcement des opérations de sécurité et a réaffirmé le soutien de l’exécutif de l’État aux forces armées et aux groupes d’autodéfense locaux dans le cadre des actions en cours pour stabiliser la zone et protéger les civils.
Enlèvements d’enfants le même jour
Le même jour, une autre attaque distincte a ciblé un orphelinat dans le centre-nord du pays, où 23 enfants ont été enlevés. Les autorités ont indiqué qu’elles avaient réussi à secourir 15 d’entre eux et que des opérations intensives se poursuivaient pour retrouver les huit enfants encore portés disparus. Le communiqué officiel a employé le terme « élève » pour désigner les victimes, une désignation qui, localement, renvoie souvent à des enfants scolarisés jusqu’à l’âge de 12 ans. Aucun groupe n’avait revendiqué immédiatement ces enlèvements au moment des premières annonces.
Opérations militaires récentes et coopération internationale
Les forces nigérianes ont intensifié leur lutte contre les groupes affiliés à l’EIIL et à d’autres organisations armées lors des derniers mois. Des frappes aériennes contre combattants affiliés à l’EIIL ont été menées en décembre, et des déploiements limités de personnel étranger ont été signalés en début d’année pour former et conseiller les forces locales. Le gouvernement fédéral a indiqué que des efforts coordonnés étaient en cours avec des partenaires internationaux pour améliorer les capacités de renseignement, la surveillance et les interventions rapides dans les zones les plus affectées.
Tensions communautaires et discours public
L’attaque intervient dans un contexte de tensions accrues et d’accusations récurrentes quant à la capacité des autorités à protéger les populations civiles. Des voix politiques, y compris des acteurs internationaux, ont exprimé des critiques sur la protection des communautés religieuses au Nigeria. Le gouvernement a répondu en soulignant que les attaques visaient des civils de toutes confessions et que la violence continuelle affecte des musulmans, des chrétiens et des fidèles de pratiques traditionnelles. Des observateurs mettent en garde contre le risque d’escalade locale et d’expansion des représailles communautaires si la sécurité n’est pas restaurée rapidement.
Les opérations de sécurisation et d’enquête organisées par les autorités d’Adamawa et les forces fédérales se poursuivent. Les responsables locaux ont appelé à la coopération des populations pour faciliter l’identification des assaillants et la protection des zones à risque, tandis que des équipes humanitaires commencent à évaluer les besoins pour l’aide aux familles touchées et la restauration des biens détruits.