
Les Marocains appellent au boycott des rendez-vous algériens
A l’approche du Ramadan, la datte, fruit largement consommé durant cette période de jeûne, se retrouve au cœur d’un différend commercial entre le Maroc et l’Algérie. Sur l’un des marchés de Casablanca, des commerçants marocains ont manifesté contre l’importation de dattes algériennes.
“Le peuple marocain ne veut pas de dattes algériennes”, scandaient les manifestants, exigeant l’arrêt de l’importation de ces fruits en provenance d’Algérie. Pour les manifestants, cette action intervient dans un contexte de tensions politiques croissantes avec l’Algérie et vise à soutenir la production locale de dattes.
Cette polémique surgit au moment où le marché des dattes connaît une situation paradoxale : les prix s’envolent, atteignant des sommets pour certaines variétés comme le Mejhoul (entre 40 et 140 dirhams le kilo) ou le Boufeggous (entre 50 et 80 dirhams), tandis que la demande s’effondre. par rapport à l’année dernière.
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Malgré cette baisse de consommation, les importations de dattes ont considérablement augmenté. Selon les chiffres officiels, le Maroc a importé cette année plus de 132 000 tonnes de dattes, contre 109 000 tonnes l’année précédente, soit une augmentation de 23 000 tonnes.
Face à cette situation, les consommateurs marocains craignent une nouvelle flambée des prix à l’approche du Ramadan et dénoncent le rôle des « intermédiaires » et des « lobbys » qui profitent selon eux de la forte demande pour ce fruit incontournable au cours du mois. sacré.