les responsables accusés de complicité dans les pratiques illégales
Selon les informations rapportées par le site Se débattreCes rapports internes remettent en question directement les fonctionnaires de l’autorité locale, les caïdes et les pachas, ainsi que les élus. Les premiers sont accusés d’un manque de contrôle sur le terrain et d’une «faiblesse de coordination» avec les municipalités, ce qui a permis la multiplication des constructions illégales.
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Encore plus grave, les documents révèlent une «complicité» entre certains agents d’autorité et les présidents des municipalités pour contourner la loi. Ils sont accusés d’avoir délivré des autorisations de construction et des certificats de conformité en violation des règles de planification de la ville, en particulier sans consulter les agences urbaines, comme l’exige la procédure.
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Les inspecteurs ont découvert plusieurs manipulations, telles que la signature de licence anti-cotée ou la délivrance de certificats non enregistrés. L’enquête était notamment basée sur les compagnies aériennes par des drones, qui ont révélé un certain nombre d’infractions beaucoup plus élevées que celles enregistrées dans le procès-verbal des autorités locales.
Face à l’ampleur du phénomène, les rapports mettent l’accent sur «l’urgence de mettre en œuvre des initiatives législatives» pour redistribuer et clarifier les compétences de l’urbanisme entre les autorités locales et les conseils élus. Cette recommandation intervient alors que le ministre de l’Intérieur a récemment menacé les élus des autorisations unilatérales de procédures judiciaires.