Les visas pour les Marocains en hausse
Le Maroc confirme sa position centrale dans l’activité consulaire française, se plaçant juste derrière la Chine et devant l’Inde en volume de titres délivrés. Cette augmentation de 6% par rapport à l’année précédente s’accompagne d’une optimisation logistique : les délais d’instruction ont été réduits à moins de quinze jours en moyenne à Rabat et Casablanca. Avec un taux d’acceptation d’environ 90 %, les autorités mettent en avant la densité des échanges humains, qu’ils soient touristiques, étudiants ou professionnels, affirment les consuls de France interrogés par Le Matin.
Sur Bladi.net : Visas pour la France : le Maroc mieux loti que l’Algérie
Face à cette forte pression, la priorité est désormais donnée à la sécurisation du système de nomination. Les consuls généraux dénoncent les pratiques des intermédiaires qui perturbent un accès équitable aux services publics. Des expérimentations techniques sont en cours avec le prestataire TLS Contact pour neutraliser les captures abusives de créneaux, tandis qu’une coopération renforcée avec les autorités locales vise à signaler systématiquement les fraudes identifiées.
Sur Bladi.net : Visas : la France accélère les démarches pour les Marocains
Sur le plan technologique, Paris adopte une approche prudente en matière d’automatisation. Contrairement à la tendance observée dans d’autres administrations, l’intelligence artificielle n’est pas utilisée pour trier ou analyser les dossiers de candidature. Chaque demande continue de faire l’objet d’un examen humain individuel. S’il y a des réflexions sur l’utilisation future de ces outils, les diplomates insistent sur le strict respect de la protection des données personnelles et des garanties européennes avant toute mise en œuvre.
Pour l’année 2026, la stratégie consulaire se concentrera sur une gestion flexible des flux. L’offre de créneaux sera ajustée en fonction des variations saisonnières pour privilégier les étudiants à la rentrée ou les saisonniers avant les vendanges. Les services préviennent toutefois qu’après deux années d’augmentation consécutives, il sera difficile d’augmenter encore le volume global des émissions sans ressources supplémentaires.