L’incroyable pari du Maroc avec Nador West Med
Le roi Mohammed VI a présidé, mercredi à Casablanca, une réunion de travail consacrée à l’avancement de ce projet stratégique situé à 130 milles marins du détroit de Gibraltar. Le Souverain a insisté sur la mise en œuvre rapide de programmes de formation pour garantir l’employabilité des jeunes et maximiser les prestations sociales dans les provinces du Nord. Ce complexe intégré, qui allie un port de dernière génération à une vaste zone industrielle, complète la dynamique initiée par Tanger Med.
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Sur les 51 milliards de dirhams d’investissement global, plus de 13 milliards ont déjà été injectés dans les infrastructures de base. Le premier terminal à conteneurs, d’une capacité de 3,5 millions d’unités, sera opérationnel cette année, tandis qu’un deuxième terminal et des infrastructures pour vrac sec suivront en 2027. A terme, le site pourra accueillir d’importants flux de marchandises diverses, consolidant la position du Maroc au carrefour des échanges entre l’Europe, l’Afrique et l’Atlantique.
Le volet énergétique constitue une pièce maîtresse du projet avec l’installation du premier terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) du pays, d’une capacité de 5 milliards de mètres cubes. Cette infrastructure, couplée à un terminal d’hydrocarbures, doit sécuriser les approvisionnements nationaux tout en accompagnant la décarbonation du transport maritime. Fidèle aux objectifs de durabilité, le complexe sera alimenté par des sources d’électricité verte, éolienne et solaire, produites localement.
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L’impact socio-économique s’annonce massif avec 14 000 emplois directs attendus à court terme, un chiffre qui devrait atteindre 50 000 d’ici 2035. Le secteur privé se montre déjà fortement soutenu avec 20 milliards de dirhams d’investissements confirmés.