L’Institut du Monde Arabe s’engage à promouvoir la scène culturelle marocaine en Europe
L’Institut du Monde Arabe renforce sa coopération culturelle avec le Maroc depuis Casablanca
Anne-Claire Legendre annonce à Casablanca un renforcement de la coopération culturelle entre l’Institut du Monde Arabe et le Maroc pour soutenir artistes et patrimoine.
Lors d’un point de presse tenu à l’Institut français de Casablanca, Anne-Claire Legendre, présidente de l’Institut du Monde Arabe, a salué la vitalité de la scène culturelle marocaine et annoncé une intensification des actions communes entre l’IMA et les institutions marocaines. Elle a mis en avant le dynamisme des arts visuels, de la musique et des industries culturelles et créatives, et a précisé que l’IMA entend accompagner la promotion des créateurs marocains auprès des publics européens.
Point de presse à Casablanca
Lors de son intervention, Madame Legendre a rappelé le rôle historique du Maroc comme partenaire fondateur de l’Institut du Monde Arabe. Elle a expliqué que les observations effectuées lors de sa visite confirment l’existence d’une scène artistique très active, portée à la fois par des artistes confirmés et une nouvelle génération de créateurs. L’annonce vise à structurer et intensifier la coopération institutionnelle avec Rabat.
Constat sur les secteurs créatifs
La présidente de l’IMA a identifié plusieurs secteurs en pleine expansion : arts visuels, musique, design, mode, édition et industries numériques comme le jeu vidéo. Elle a souligné que ces filières bénéficient d’un contexte favorable, avec une multiplication d’infrastructures et d’initiatives locales. Cette effervescence, a-t-elle dit, crée des opportunités pour des programmes de coopération ciblés.
Négociations avec le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication
Des discussions sont en cours entre l’IMA et le ministère marocain chargé de la culture pour formaliser des partenariats. Les échanges portent sur la mise en place de dispositifs visant à soutenir la professionnalisation des jeunes talents, l’organisation de résidences, la coproduction d’expositions et le développement de publications communes. L’objectif affiché est de créer des passerelles durables entre les scènes artistique marocaine et européenne.
Axes de programmes pour les créateurs
Parmi les pistes évoquées figurent des résidences d’artistes, des dispositifs de publication, des expositions conjointes et des formations professionnelles. L’IMA propose d’ouvrir des dispositifs visant à renforcer les compétences en gestion culturelle, en diffusion internationale et en développement de projets entrepreneuriaux dans les secteurs créatifs. La volonté est de favoriser l’accès des créateurs marocains à des réseaux européens et de soutenir l’émergence de projets économiques structurants.
Domaines ciblés et innovation
Les projets envisagés couvriraient des domaines divers : gaming, design, mode, art contemporain et édition. L’accent est mis sur l’innovation et la professionnalisation afin de permettre aux créateurs d’accéder à des marchés plus larges. L’IMA entend ainsi contribuer à la structuration de filières locales capables de porter des exportations culturelles et de générer des retombées économiques durables.
Valorisation du patrimoine et collaborations institutionnelles
Anne-Claire Legendre a également souligné l’importance de travailler sur le patrimoine matériel et immatériel du Maroc. Elle a mentionné des échanges avec la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc, les Archives du Maroc et l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine, en vue de développer des projets de valorisation, de recherche et d’exposition. Ces collaborations devraient combiner conservation, recherche scientifique et médiation culturelle pour renforcer la visibilité du patrimoine marocain à l’international.
L’annonce de l’IMA s’inscrit dans un contexte où les autorités marocaines, sous l’impulsion de politiques publiques récentes, ont multiplié les infrastructures et soutiens en faveur de la création. L’IMA se positionne désormais comme un partenaire opérationnel pour amplifier la visibilité des artistes marocains en Europe et pour co-construire des programmes qui articulent création contemporaine et préservation patrimoniale.
L’intention exprimée par Anne-Claire Legendre de professionnaliser les jeunes créateurs et de structurer des passerelles entre institutions traduit une volonté de long terme. La mise en œuvre concrète dépendra des accords finalisés avec le ministère et des calendriers de programmation, mais le signal envoyé à Casablanca marque un renforcement notable des relations culturelles et une opportunité pour les acteurs marocains de gagner en visibilité et en soutien institutionnel à l’échelle internationale.