L’ONU alertée après la prise d’aéroports par les rebelles du Tigré en Éthiopie
Éthiopie : offensive des rebelles du Tigré, saisie d’aéroports et mise en garde du président à l’ONU
Le président éthiopien Taye Atske Selassie a alerté l’Assemblée générale de l’ONU alors que des forces tigréennes ont saisi des aéroports et lancé une offensive contre des positions gouvernementales dans le nord du pays, ravivant la crainte d’une reprise de la guerre civile. (MarocPresse.com)
Offensive dans le nord : saisie d’aéroports et affrontements
Des combattants du Tigray People’s Liberation Front (TPLF) ont pris le contrôle de plusieurs aéroports dans la région du Tigré et engagé des combats contre des unités fédérales dans les régions voisines d’Afar et d’Amhara, marquant une escalade rapide des hostilités. Les autorités fédérales et les responsables régionaux font état d’échanges de tirs, d’artillerie et d’opérations aériennes, tandis que les lignes de front se déplacent et que la situation sécuritaire reste très fluide. (marketscreener.com)
Paralysie des liaisons aériennes et conséquences civiles
La compagnie nationale a annoncé la suspension immédiate des vols vers plusieurs aéroports du Tigré, y compris Mekelle, Axoum et Shire, en raison du “situation sur le terrain”, privant la population régionale d’un accès aérien essentiel pour les secours et les évacuations. Des témoins locaux rapportent des perturbations dans la circulation, des coupures de communications et des mouvements de civils fuyant les zones de combats, alimentant les craintes d’une crise humanitaire dans une région déjà fragile. (MarocPresse.net)
Mise en garde du président à l’Assemblée générale de l’ONU
À New York, peu après l’annonce de l’offensive, le président Taye Atske Selassie a pris la parole devant l’Assemblée générale pour dénoncer ce qu’il a qualifié d'”acteurs déstabilisateurs” et adresser un avertissement aux forces qu’il a décrites comme cherchant la « destruction et le chaos ». Il a souligné la nécessité de protéger la souveraineté nationale et la sécurité des populations de la Corne de l’Afrique, appelant parallèlement à la retenue et au respect du droit international dans une allocution qui intervient au moment même où les combats s’intensifient. (malaysia.news.yahoo.com)
Alliances rebelles et risques d’escalade régionale
Le TPLF a annoncé s’être allié à plusieurs autres groupes armés à travers le pays dans une coalition visant à renverser le gouvernement central. Cette recomposition des forces — incluant d’anciens ennemis — risque d’entraîner une fragmentation du conflit et d’étendre les lignes de combat au-delà du Tigré. Les analystes avertissent que la proximité géographique de conflits voisins, les tensions avec l’Érythrée et les dynamiques liées au conflit soudanais augmentent considérablement le risque d’une contagion régionale. (MarocPresse.com)
Réactions internationales et appels à la désescalade
Des instances régionales et des diplomates internationaux ont appelé à une désescalade immédiate et à la reprise du dialogue politique. Le président de la Commission de l’Union africaine a exhorté toutes les parties à cesser les hostilités et à revenir à la table des négociations, tandis que des missions diplomatiques ont renouvelé leurs appels en faveur d’un accès humanitaire sans entrave pour les populations affectées. Les avertissements internationaux soulignent le caractère explosif de la situation et la nécessité d’empêcher que le conflit ne dégénère en une guerre d’ampleur nationale ou régionale. (marketscreener.com)
Les développements de ces dernières heures mettent un pays déjà marqué par des années d’instabilité devant un choix crucial : contenir une flambée locale avant qu’elle ne devienne un conflit généralisé, ou risquer une nouvelle phase de violence aux conséquences humanitaires et géopolitiques importantes. Les prochains jours seront déterminants pour l’ampleur de l’escalade, l’accès des humanitaires aux zones touchées, et la capacité des acteurs régionaux et internationaux à imposer une désescalade constructive. (marketscreener.com)