Madaëf relance le projet Marina Integrated Luxury Towers à la Marina de Casablanca
Marina de Casablanca : Madaëf relance le concours pour les “Marina Integrated Luxury Towers”
Madaëf lance le concours pour les “Marina Integrated Luxury Towers” à la Marina de Casablanca : projet de 87 200 m², deux tours, bureaux grade A et hôtel luxe.
Douze ans après les premières annonces, Madaëf, filiale de la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) spécialisée dans l’investissement touristique, a officiellement relancé le 4 juin 2026 le projet baptisé “Marina Integrated Luxury Towers” en lançant un concours architectural. Le programme, situé sur l’un des derniers fonciers disponibles du front de mer casablancais, porte une ambition claire : créer un complexe conforme aux standards internationaux de l’immobilier haut de gamme et aux exigences des grands rendez-vous que le Maroc prépare d’ici 2030.
Madaëf lance un concours architectural
Le concours, ouvert aux équipes d’architecture et de design, a été publié le 4 juin 2026 et les candidatures sont acceptées jusqu’au 15 juillet 2026. L’objectif affiché par Madaëf est de sélectionner une proposition architecturale capable d’allier qualité urbaine, intégration au paysage maritime et performance environnementale. Le calendrier de sélection vise à accélérer le démarrage des études de faisabilité et des procédures administratives afin de respecter un phasage de réalisation ambitieux.
Emprise foncière et volumes bâtis
Le projet occupera une surface construite totale de 87 200 m², dont 60 300 m² hors sol. Il se positionne comme un développement mixte majeur sur le littoral casablancais, intégrant des fonctions résidentielles, hôtelières et tertiaires. La localisation, sur l’un des derniers fonciers disponibles sur la Marina, en fait un dossier stratégique pour la recomposition du front de mer et pour renforcer l’attractivité touristique et d’affaires de Casablanca.
Programme détaillé des deux tours
Le complexe se compose de deux tours complémentaires. La première tour, haute de 25 étages, combinera hôtellerie de luxe et résidences brandées : elle accueillera deux établissements hôteliers totalisant 180 clés et 88 unités résidentielles de prestige situées dans les derniers niveaux. L’édifice comprendra également des espaces de loisirs, des piscines et un rooftop offrant une vue panoramique sur l’océan Atlantique. La seconde tour sera dédiée aux activités tertiaires et développera 16 000 m² de bureaux de grade A répartis sur 15 étages, avec des espaces de travail modulables, des services aux entreprises et un rooftop gastronomique doté de plusieurs terrasses.
Infrastructures de mobilité et durabilité
Parmi les exigences du cahier des charges figurent des solutions de stationnement intelligent et des infrastructures favorisant la mobilité durable. Le projet prévoit des bornes de recharge pour véhicules électriques, des systèmes de gestion du stationnement et des circulations piétonnes repensées pour encourager les modes doux. Les organisateurs incitent également les participants au concours à proposer des normes de performance énergétique élevées et des dispositifs de gestion des eaux et des déchets intégrés au plan d’ensemble.
Contexte, précédents et enjeux pour 2030
La relance intervient après plusieurs tentatives avortées visant à développer un grand complexe hôtelier et résidentiel sur la Marina. Le dossier, longtemps bloqué par des aléas de portage foncier et des contextes économiques changeants, retrouve aujourd’hui un porteur public capable de piloter le projet. La volonté de livrer une première tranche avant la Coupe du monde 2030 explique l’accélération des démarches, dans un contexte où Casablanca voit se multiplier les investissements structurants en transport, hôtellerie et services. La convergence de ces efforts vise à positionner la ville parmi les grandes destinations urbaines régionales à l’horizon 2030.
Le concours architectural, en ouvrant la compétition, marque une étape décisive : il permettra de clarifier la conception urbaine, les objectifs de durabilité et le phasage de réalisation. Les propositions attendues devront non seulement répondre aux critères de luxe et de fonctionnalité, mais aussi s’inscrire dans une logique de compatibilité avec le tissu urbain existant et les objectifs de mobilité de la métropole. Le choix de l’équipe lauréate et la mise en chantier des premières opérations seront des jalons observés de près par les acteurs publics et privés impliqués dans le développement du littoral casablancais.