Maroc : 7 millions d’élèves dans l’enseignement public, préscolaire généralisé à 80 pour cent
Maroc : la rentrée 2025-2026 marque une consolidation des réformes éducatives avec 7 millions d’élèves et plus de 80 % de préscolaire
Feuille de route 2022-2026 : 7 millions d’élèves, 299 000 enseignants et plus de 80 % de préscolaire en 2025-2026, priorité publique, annonce le gouvernement.
Le gouvernement a présenté la rentrée scolaire 2025-2026 comme une étape décisive dans la mise en œuvre de la feuille de route 2022-2026, visant à renforcer l’attractivité de l’école publique et à en faire un levier d’ascension sociale. Lors de la séance des questions orales sur la politique générale, le chef du gouvernement Aziz Akhannouch a rappelé les principaux indicateurs de l’année et les avancées affichées par le système d’éducation et de formation dans le cadre de ces choix gouvernementaux.
Chiffres clés de la rentrée 2025-2026
Le nombre d’élèves scolarisés dans l’enseignement public pour l’année scolaire 2025-2026 s’élève à environ 7 millions. Parmi eux, 730 000 élèves ont intégré pour la première fois l’école publique, soit une hausse de 7,4 % par rapport à l’année scolaire précédente. Ces données traduisent une augmentation nette des effectifs accueillis par le réseau public et posent des exigences accrues en termes d’encadrement, d’infrastructure et de ressources pédagogiques.
Encadrement et ressources humaines
Le secteur de l’enseignement public est assuré par un corps enseignant de plus de 299 000 personnes, couvrant l’ensemble des filières et cycles d’enseignement. Ce renfort humain est présenté comme un élément central pour améliorer la qualité pédagogique et répondre aux besoins d’une population scolaire en croissance. Le volume d’enseignants mobilisé doit aussi permettre de réduire les disparités locales et d’accompagner les réformes curriculaires et de formation continue prévues par la feuille de route.
Maillage des établissements scolaires
Le réseau pédagogique public se compose, selon les chiffres communiqués, de plus de 12 441 établissements scolaires répartis sur le territoire national. Cette cartographie inclut 8 491 écoles primaires — dont 349 écoles communautaires —, 2 337 établissements d’enseignement secondaire collégial et 1 674 lycées qualifiants. Le bilan met en lumière à la fois l’ampleur du dispositif existant et les défis liés à son renouvellement : modernisation des infrastructures, gestion du bâti scolaire et adaptation des structures aux besoins locaux restent des priorités opérationnelles.
Généralisation du préscolaire et créations de classes
L’année scolaire 2025-2026 marque une étape notable pour l’enseignement préscolaire, dont le taux de généralisation a dépassé le seuil des 80 %. Plus de 985 000 enfants sont désormais inscrits au préscolaire public, et le réseau a été renforcé par la création de plus de 11 000 nouvelles classes. Ces avancées visent à consolider l’accès précoce à l’éducation et à réduire les écarts de préparation scolaire entre les différentes catégories sociales et zones géographiques.
Objectifs et priorités de la feuille de route 2022-2026
Le gouvernement positionne la feuille de route 2022-2026 comme un cadre structurant pour transformer le système éducatif en un espace d’excellence et d’ascension sociale. Les priorités mises en avant incluent l’amélioration de la qualité de l’enseignement public, l’extension et la consolidation du préscolaire, le renforcement des capacités pédagogiques et la réduction des inégalités territoriales. La progression des indicateurs de scolarisation et d’encadrement sert d’argument pour affirmer la trajectoire engagée, tout en soulignant la nécessité d’un suivi rigoureux et d’investissements soutenus.
La montée des effectifs et l’essor du préscolaire placent désormais l’exécution opérationnelle au centre des enjeux : répartition des enseignants, adaptation des programmes, formation continue, et entretien du parc scolaire sont des chantiers à approfondir. Le calendrier de la feuille de route fixe des jalons jusqu’en 2026 ; l’étape 2025-2026 sera observée comme un test de la capacité des services et des collectivités à transformer les engagements en résultats durables pour les élèves et les familles.