Maroc autorise près de 3 000 MW et 22 milliards DH au T1 2026
Le Maroc autorise près de 3.000 MW au T1-2026 et mobilise 22 milliards de dirhams pour accélérer la transition énergétique
Leila Benali a annoncé devant la Chambre des conseillers que près de 3.000 MW de projets ont été autorisés au premier trimestre 2026, avec des investissements estimés à 22 milliards de dirhams.
La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a présenté à la Chambre des conseillers les résultats du premier trimestre 2026 en matière d’autorisations de projets énergétiques. Les autorités ont octroyé près de 3.000 mégawatts de capacités nouvelles, pour un montant d’investissement estimé à 22 milliards de dirhams. L’annonce marque une accélération notable des procédures d’autorisation et confirme la priorité donnée au renforcement du parc de production et à la modernisation des infrastructures.
Chiffres clés annoncés à la Chambre des conseillers
La principale information portée à la tribune est la double dimension quantitatif et financier : environ 3.000 MW autorisés et 22 milliards de dirhams mobilisés pour ces dossiers. Il s’agit d’autorisations administratives et contractuelles qui précèdent la phase de réalisation. Ces chiffres couvrent des projets variés en cours d’examen ou déjà agréés par les autorités compétentes, et s’inscrivent dans le cadre des plans nationaux de transition énergétique.
Nature des projets et priorités sectorielles
Les autorisations touchent des projets répondant aux orientations stratégiques du pays : développement des énergies renouvelables, amélioration de l’efficacité énergétique et modernisation des réseaux. Les dossiers comprennent des installations de production, des équipements de stockage et des opérations d’amélioration du réseau de transport et de distribution. L’objectif affiché est d’augmenter la capacité propre de production tout en facilitant l’intégration des sources variables au système électrique national.
Conséquences pour la sécurité énergétique
L’augmentation des capacités autorisées vise à réduire la dépendance aux combustibles fossiles importés et à renforcer la résilience du système électrique face aux fluctuations des marchés internationaux. À moyen terme, la mise en service de ces projets devrait améliorer la couverture des besoins intérieurs, diminuer la facture énergétique publique et privée et stabiliser l’approvisionnement en périodes de pointe, sous réserve du respect des calendriers de réalisation.
Aspects financiers et retombées économiques
Les 22 milliards de dirhams d’investissements annoncés regroupent capitaux privés et financements publics ou structurés. Ces montants sont susceptibles de générer des effets positifs sur l’économie locale : création d’emplois directs sur les chantiers, montée en charge des fournisseurs nationaux et dynamisation des services liés à l’ingénierie et à la maintenance. Le déploiement des projets nécessitera également des compétences techniques et une formation adaptée, aspects repris dans les discussions parlementaires.
Suivi administratif et calendriers de réalisation
Après obtention des autorisations, les projets entrent dans des phases opérationnelles distinctes : études d’ingénierie détaillées, contrats de financement, appels d’offres pour la construction et procédures de raccordement au réseau. Les autorités ont indiqué que le suivi sera intensifié pour réduire les délais entre autorisation et mise en service. Le respect des engagements contractuels, la sécurisation des financements et la coordination avec les gestionnaires de réseau resteront déterminants pour tenir les échéances annoncées.
La gouvernance et la transparence des procédures ont été présentées comme des priorités pour rassurer les investisseurs et garantir l’intérêt public. Les prochaines sessions parlementaires devront préciser le calendrier de mise en œuvre pour les principaux projets autorisés et les indicateurs de performance attendus.
L’annonce du premier trimestre 2026 est perçue comme un signal fort de repositionnement opérationnel : elle confirme la volonté de traduire les orientations politiques en réalisations concrètes, tout en mettant l’accent sur la planification, le financement et la capacité industrielle nécessaire pour porter la transition énergétique.