Maroc élu à l’unanimité commissaire de l’AFCONE pour trois ans
Le Maroc élu à l’unanimité Commissaire de l’AFCONE pour trois ans
Le Maroc a été élu à l’unanimité Commissaire de la Commission Africaine de l’Énergie Nucléaire (AFCONE) pour un mandat de trois ans, renforçant son rôle régional dans l’usage pacifique du nucléaire et la sûreté.
Le Royaume du Maroc a remporté, vendredi, une élection unanime pour occuper un siège de Commissaire au sein de l’Agence Africaine chargée de veiller à l’application du Traité de Pelindaba. L’élection s’est tenue lors de la 7ème Conférence des États parties au traité créant une zone exempte d’armes nucléaires en Afrique, réunie au siège de l’Union africaine à Addis‑Abeba, dans un format hybride. Ce résultat confirme la confiance exprimée par les États africains dans l’expertise technique et le positionnement diplomatique du Maroc sur les questions de nucléaire civil, de sûreté et de non‑prolifération.
Élection unanime du Maroc au poste de Commissaire de l’AFCONE
L’adoption à l’unanimité du candidat marocain illustre un soutien collectif des États parties au traité de Pelindaba. Le statut de Commissaire au sein de l’AFCONE confère une responsabilité institutionnelle forte : assurer la conformité des activités nucléaires civiles sur le continent avec les engagements du traité et contribuer à la prévention de la prolifération des armes nucléaires en Afrique.
Mandat de trois ans: missions et enjeux
Le mandat de trois ans implique des missions à la fois stratégiques et opérationnelles. Le Commissaire participe à l’élaboration de politiques, au suivi de la mise en œuvre du traité et à la coordination avec les organes de l’Union africaine. Les enjeux incluent le renforcement des capacités nationales et régionales en matière de sûreté nucléaire, la promotion d’un usage pacifique des technologies nucléaires et la consolidation des mécanismes de contrôle et de transparence destinés à prévenir tout détournement à des fins militaires.
Participation marocaine à Addis‑Abeba et composition de la délégation
La délégation marocaine présente à la conférence, conduite par l’Ambassadeur Mohamed Arrouchi, Représentant permanent du Royaume auprès de l’Union africaine et de la CEA, comprenait des experts du Centre National de l’Énergie, des Sciences et des Techniques Nucléaires (CNESTEN) et des représentants de l’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR). Cette composition reflète la combinaison de compétences diplomatiques, techniques et réglementaires mobilisées par le Maroc pour assumer ses nouvelles responsabilités.
Priorités techniques: santé, agriculture et gestion du stress hydrique
Le Maroc met en avant l’usage pacifique de la technologie nucléaire pour répondre à des défis socio‑économiques concrets. Parmi les priorités figurent le renforcement des applications médicales (diagnostic et traitements), l’utilisation de techniques nucléaires en agriculture pour améliorer la qualité des récoltes et la lutte contre les ravageurs, ainsi que l’appui aux politiques de gestion de l’eau dans un contexte de stress hydrique accentué. Le rôle de Commissaire permettra de porter ces priorités au niveau continental et d’encourager des programmes de coopération scientifique.
Rôle diplomatique et obligations liées au traité de Pelindaba
En tant qu’organe de l’Union africaine chargée du suivi du Traité de Pelindaba, l’AFCONE exige de ses commissaires une combinaison de compétences diplomatiques et réglementaires. Le Commissaire marocain devra participer aux dialogues régionaux sur la conformité, appuyer la ratification et la mise en œuvre des instruments internationaux pertinents, et promouvoir des pratiques de transparence et d’échange d’informations entre États parties pour renforcer la confiance mutuelle.
Conséquences pour la coopération régionale et la sécurité nucléaire
L’élection du Maroc est susceptible de renforcer les initiatives de coopération technique entre pays africains, notamment via des transferts de compétences et des programmes conjoints de formation. Elle peut aussi contribuer à harmoniser les standards de sûreté et de radioprotection sur le continent, éléments essentiels pour prévenir tout incident et pour rassurer les populations sur les usages civils du nucléaire. Ce positionnement permettra au Maroc de jouer un rôle de relais entre initiatives nationales et politiques africaines communes dans le domaine nucléaire pacifique.
La nomination marocaine au sein de l’AFCONE s’inscrit dans la continuité d’une stratégie axée sur le développement scientifique et la sécurité, et ouvre une période de trois ans durant laquelle le Royaume aura la responsabilité d’agir au nom des États africains pour promouvoir l’utilisation pacifique, sûre et sécurisée de l’énergie nucléaire.