Maroc et Corée du Sud créent un groupe de travail pour négocier un APEG
Maroc et Corée du Sud lancent un groupe de travail pour préparer un Accord de partenariat économique global
Maroc et Corée du Sud créent un groupe de travail pour préparer un Accord de partenariat économique global, axé sur batteries et véhicules électriques.
Le Maroc et la République de Corée ont officiellement convenu de la création d’un groupe de travail destiné à poursuivre et approfondir des discussions en vue de lancer des négociations pour un nouvel Accord de partenariat économique global (APEG). L’initiative, actée lors d’une visioconférence entre le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, et le ministre coréen du Commerce, de l’Industrie et des Ressources, Kim Jung‑Kwan, marque le démarrage d’un processus institutionnel visant à structurer un partenariat économique plus large entre les deux pays.
Signature d’une déclaration commune et création du groupe de travail
Lors de la rencontre, les deux responsables ont signé une déclaration conjointe créant formellement le groupe de travail. Cette entité aura pour mission de conduire les discussions exploratoires nécessaires à l’ouverture des négociations d’un APEG, d’identifier les priorités sectorielles et de proposer un calendrier de travail. Selon les représentants, cette phase préparatoire doit permettre de définir un cadre négocié, moderne et équilibré entre les intérêts économiques des deux États.
Objectifs économiques et ambition stratégique
Les autorités sud‑coréennes ont présenté l’accord envisagé comme un outil susceptible d’accroître significativement les échanges commerciaux et les investissements bilatéraux. Le ministre Kim a indiqué que l’APEG pourrait « agir comme un puissant catalyseur » pour élever la relation bilatérale au rang d’alliance économique globale, en favorisant notamment la diversification et l’intensification des flux d’investissements dans des activités à forte valeur ajoutée.
Secteurs stratégiques ciblés pour la coopération
Les discussions ont mis l’accent sur plusieurs secteurs considérés comme prioritaires : véhicules électriques, batteries et chaînes d’approvisionnement avancées, construction navale, énergies renouvelables, aéronautique et industries de défense. Les deux parties voient dans ces secteurs des opportunités pour développer des projets industriels conjoints, renforcer les capacités locales et attirer des investissements productifs. L’accent sur les batteries et la mobilité électrique reflète la volonté commune de renforcer les chaînes de valeur liées aux technologies bas carbone.
Position du Maroc et conditions de négociation
Le Maroc a confirmé son intention d’aborder les négociations dans un esprit constructif et pragmatique, tout en veillant à préserver ses priorités de développement économique et industriel. Le secrétaire d’État Omar Hejira a insisté sur la nécessité d’un accord qui tienne compte d’« éléments stratégiques » propres au Maroc afin de garantir un cadre équilibré pour les opérateurs économiques des deux pays. Le Royaume souhaite que l’APEG favorise non seulement la facilitation des échanges, mais aussi le développement d’investissements productifs, le transfert de technologies, l’innovation et la montée en gamme industrielle.
Impacts attendus sur l’investissement et les chaînes de valeur
Les autorités coréennes ont souligné que l’accord devrait accélérer et diversifier les investissements transfrontaliers, notamment dans des projets liés aux batteries et à la mobilité électrique, où la Corée du Sud dispose d’un avantage technologique reconnu. Pour le Maroc, la perspective d’une coopération structurée dans ces domaines ouvre des opportunités pour développer des capacités industrielles locales, créer des emplois qualifiés et renforcer l’attractivité du pays auprès d’investisseurs internationaux.
La création du groupe de travail lance désormais une phase technique qui devra préciser le périmètre de l’accord, les modalités de protection des intérêts industriels, ainsi que les mécanismes de coopération et de règlement des différends. Les deux gouvernements ont affiché leur volonté d’avancer rapidement, sans toutefois fixer publiquement de calendrier contraignant à ce stade. Le succès des négociations dépendra de la capacité des deux parties à concilier ambitions de croissance, exigences de développement industriel et garanties mutuelles pour leurs opérateurs économiques.