Maroc gagne 26 places à l’indice de résilience sociale Allianz 2025
Le Maroc progresse de façon marquée dans l’Indice de résilience sociale Allianz 2025, à 41,5/100
Le Maroc obtient un score de 41,5/100 à l’Indice de résilience sociale (SRI) 2025 d’Allianz et se classe 103ᵉ sur 171 économies, signe d’un progrès notable mais révélateur de vulnérabilités persistantes. (allianz.com)
Le Maroc grimpe à la 103ᵉ place avec un score de 41,5/100
Le dernier classement de l’Allianz Social Resilience Index (SRI) place le Maroc à la 103ᵉ position, avec un score de 41,5 points sur 100, résultat qui traduit une amélioration mesurable de ses capacités à absorber et à s’adapter aux chocs sociaux et économiques. Cette évaluation compare 171 pays sur des dimensions économiques, institutionnelles, sociales et de capacité d’absorption des chocs, fournissant une photographie standardisée de la robustesse sociale des pays. (allianz.com)
Une progression rapide depuis 2024 et 2005
L’avancée marocaine est nette sur deux horizons temporels : le Royaume enregistre un gain de 6,4 points par rapport à 2024 et une progression de 26 places au classement sur un an, ainsi qu’un gain de 4,4 points et 12 rangs depuis 2005. Ces chiffres placent le Maroc parmi les trajectoires les plus favorables de la région sur la période long terme, tout en rappelant que le score absolu reste modéré. (allianz.com)
Facteurs ayant soutenu l’amélioration
Selon l’analyse d’Allianz, la hausse globale de la résilience sociale observée en 2025 s’explique principalement par la réduction des pressions inflationnistes importées, une plus grande stabilité des devises et un renforcement de la gouvernance dans plusieurs régions. Ces facteurs ont aussi contribué à la progression de pays émergents, et peuvent partiellement expliquer les gains enregistrés par le Maroc. À l’échelle nationale, des améliorations des fondamentaux économiques, des dispositifs institutionnels et des mécanismes de stabilisation ont été identifiés comme leviers de renforcement de la résilience. (allianz.com)
Risque d’un choc énergétique qui pourrait annuler les gains
L’étude d’Allianz alerte toutefois sur la fragilité de ces progrès face à un éventuel choc énergétique : une hausse durable des prix du pétrole et du gaz peut rapidement se traduire par une inflation alimentaire et énergétique, pesant sur le pouvoir d’achat et la cohésion sociale. Le rapport classe le Maroc parmi les pays à “faible à moyen” niveau de résilience mais à exposition élevée aux importations alimentaires et énergétiques, le rendant vulnérable à de nouvelles poussées de prix internationales. Cette exposition constitue l’un des principaux points d’attention pour les autorités et les acteurs économiques. (allianz.com)
Conséquences pour les décideurs et les marchés
La progression de l’indice améliore la perception de résilience du pays auprès des investisseurs et peut réduire le coût de certains risques souverains, mais elle n’efface pas les défis structurels restants. Les priorités identifiées pour consolider les gains incluent le renforcement des filets sociaux, l’amélioration de la gouvernance locale et nationale, la diversification des approvisionnements énergétiques et alimentaires, ainsi que le développement de mécanismes de réponse rapide aux crises. Pour les marchés, un SRI en amélioration signale une capacité accrue d’absorption des chocs, mais la sensibilité aux prix de l’énergie demeure un facteur de fragilité à court et moyen terme. (allianz.com)
La trajectoire positive mesurée par Allianz ouvre une fenêtre d’opportunité pour accélérer des réformes ciblées : consolider les systèmes de protection sociale, accroître l’efficacité des institutions publiques et investir dans la résilience énergétique et climatique. Reste que la marge de progression demeure significative si l’on veut rapprocher le Maroc des scores des pays les plus résilients au monde et réduire durablement l’exposition aux chocs externes.