Maroc obligé de recruter des médecins étrangers
Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, a détaillé la stratégie du gouvernement pour faire face au déficit structurel du personnel du secteur de la santé. En réponse à une question parlementaire, il a expliqué les différentes mesures mises en place pour contrer un manque d’infirmières et infirmières, attribuée à la faible attractivité du secteur public et à une distribution géographique inégale des ressources.
Pour relever ce défi, un accord-cadre avec un budget de plus de 3 milliards de dirhams a été signé en 2022. Il se fixe l’objectif de passer la densité des professionnels de la santé de 17,4 à 45 à 10 000 habitants d’ici 2030. L’une des mesures concrètes de ce plan est l’ouverture à des médecins étrangers qui ont déjà mené au recrutement de 580 praticiens.
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Parallèlement à cette contribution externe, l’effort principal se concentre sur l’augmentation des capacités de formation nationale. La capacité dans les instituts supérieurs des professions infirmières a ainsi augmenté de 206% en 2024. De même, le nombre de postes pour la spécialisation des médecins via le concours de résidus a été révisé à la hausse, ainsi que les postes budgétaires pour l’emploi, ce qui augmentera à 6500 en 2025, contre 4 000 en 2019. Pour plus d’efficacité, l’organisation des compétitions de recrutement a été déléguée à des régions en 2019.
Afin de résoudre directement le problème de l’attractivité, le dialogue social sectoriel a également entraîné un ensemble d’incitations. Il s’agit notamment de l’attribution de l’indice de référence 509 aux nouveaux médecins et d’une augmentation de l’indemnisation des risques professionnels. Un nouveau système de services de santé a également été créé, qui offre des incitations spécifiques pour encourager le personnel à faire de l’exercice dans des zones éloignées.