Mojtaba Khamenei affirme la signature de Trump sans valeur et menace les États-Unis
Mojtaba Khamenei juge la signature de Trump « sans valeur » et menace de représailles régionales
Mojtaba Khamenei dit la signature de Donald Trump invalide, accuse Washington de violer l’accord et menace de représailles tandis que le conflit s’aggrave.
Le 18 juillet 2026, une déclaration officielle attribuée à Mojtaba Khamenei, l’un des principaux dirigeants iraniens, a réitéré l’accusation selon laquelle les États‑Unis ont violé à plusieurs reprises le protocole d’accord négocié le mois précédent. Dans un message lu à la télévision d’État, Khamenei a estimé que la signature du président américain était désormais dénuée de valeur et a averti que Téhéran et ses alliés régionaux réservaient des « leçons inoubliables » à Washington si les attaques se poursuivaient. Les propos interviennent alors que l’escalade militaire a touché des infrastructures civiles et élargi les incertitudes régionales.
Détails de la déclaration officielle
La communication, diffusée par les médias d’État, présente Khamenei dénonçant ce qu’il qualifie d’intimidation et d’hégémonie américaine. Le texte accuse Washington d’avoir rompu les engagements pris dans le mémorandum d’accord (MoU) signé récemment et affirme que ces violations démontrent l’« irrationalité » et le « manque de fiabilité » des États‑Unis. Le ton de l’annonce est ferme : elle appelle la population iranienne à rester vigilante et à soutenir les dirigeants dans la défense du pays.
Violations alléguées du protocole d’accord
L’accord, négocié avec l’intermédiation de tiers la mois précédent, visait à créer les conditions d’un cessez‑le‑feu durable. Selon le communiqué, les deux parties se sont mutuellement renvoyé la responsabilité de son effondrement après des accusations de manquements. Téhéran reproche à Washington d’avoir ciblé des infrastructures clefs peu après la conclusion du texte, ce que les autorités iraniennes considèrent comme une rupture unilatérale des engagements permettant de prévenir la poursuite des hostilités.
Escalade des opérations et attaques contre des infrastructures
Les dernières opérations rapportées montrent une intensification des frappes ciblant des installations civiles. Selon le communiqué iranien, les États‑Unis ont visé des ponts, des lignes ferroviaires et des usines de dessalement d’eau, aggravant les risques humanitaires. En représailles, Téhéran affirme avoir frappé des infrastructures civiles au Koweït, provoquant des restrictions d’électricité et des appels au rationnement. Ces actions soulignent la hausse des dommages collatéraux et des perturbations des services essentiels dans la région.
Implication des acteurs régionaux et menace sur les routes maritimes
Le communiqué évoque également l’implication d’alliés régionaux d’Iran. Des informations récentes font état d’un possible blocage du détroit de Bab al‑Mandeb par les Houthis au Yémen en soutien à Téhéran, une manœuvre qui menacerait le transit commercial via la mer Rouge. Une fermeture de ce passage stratégique aurait des répercussions immédiates sur les marchés mondiaux de l’énergie, faisant monter les prix et accroissant les pressions inflationnistes à l’échelle internationale.
Conséquences politiques et pression intérieure
La guerre, entamée en février et qualifiée d’existentielle par certains responsables iraniens, pèse aussi sur l’opinion publique à l’étranger. Le conflit est devenu majoritairement impopulaire aux États‑Unis et a généré des coûts économiques perceptibles pour les ménages. Le gouvernement américain, déjà confronté à des critiques domestiques, subit des pressions pour évaluer la stratégie et ses objectifs face à une escalade qui se répercute sur la sécurité énergétique et la stabilité régionale.
Les développements récents montrent une diplomatie en état d’échec relatif : le protocole d’accord, fruit de médiations internationales, a été déclaré « terminé » par les deux parties après des accusations réciproques de violation. Dans ce contexte, la rhétorique de Khamenei vise à délégitimer la crédibilité des engagements américains tout en mobilisant un soutien populaire en interne.
La situation demeure extrêmement volatile : la combinaison d’attaques contre des infrastructures civiles, de représailles transfrontalières et de menaces visant des voies maritimes cruciales accroît le risque d’une contagion régionale. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si des canaux diplomatiques pourront se rouvrir ou si l’escalade militaire continuera d’alimenter une crise aux conséquences économiques et humanitaires croissantes.