Naufrage de migrants au large de Djibouti: 109 morts, plus de 116 disparus
Naufrage près de Guhere : au moins 109 morts et plus de 116 disparus
Au moins 109 personnes ont péri et plus de 116 sont portées disparues après le chavirage d’un navire transportant plus de 300 personnes au large de Guhere, près de Djibouti — 80 rescapés.
Le 11 octobre 2026, un bateau transportant plus de 300 personnes a chaviré au large de Guhere, sur la côte est de Djibouti. L’accident, survenu dans la nuit de jeudi à vendredi, a entraîné un lourd bilan humain : au moins 109 morts, dont 15 enfants, et plus de 116 personnes signalées comme disparues. Environ 80 personnes ont été secourues et sont considérées comme rescapées. Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent dans la zone maritime affectée.
Bilan provisoire des victimes
Le décompte des victimes reste provisoire alors que les équipes sur place poursuivent les recherches. Parmi les personnes décédées figurent des hommes, des femmes et des enfants. Les autorités locales et les équipes d’urgence ont signalé un nombre important de personnes portées disparues, rendant incertaine l’évolution du bilan final. Les secouristes travaillent dans des conditions difficiles et les efforts se concentrent sur la récupération des corps et la prise en charge des survivants.
Déroulement apparent du naufrage
Selon des témoignages de survivants, le bateau avait quitté Djibouti à destination du Yémen. L’incident se serait produit en pleine nuit, entre jeudi soir et l’aube de vendredi, dans des eaux proches du golfe d’Aden et du détroit de Bab al-Mandeb. Les circonstances précises du chavirage restent à établir : surcharge du navire, conditions météorologiques ou défaillance technique sont parmi les pistes examinées par les autorités. Les investigations en mer et les entretiens avec les rescapés visent à reconstituer la chronologie exacte des faits.
Opérations de recherche et de sauvetage
Les opérations de recherche mobilisent des moyens maritimes et terrestres déployés par les autorités djiboutiennes et des équipes humanitaires présentes dans la région. Les priorités sont la localisation des personnes encore portées disparues, la récupération des restes et l’assistance médicale aux rescapés. Des dispositifs d’accueil et d’hébergement temporaires ont été activés pour les personnes secourues. Les équipes d’intervention doivent également gérer la mise à disposition de soins, la nourriture et un soutien psychologique pour les survivants traumatisés par l’événement.
Rôle de la traversée du Bab al-Mandeb
La traversée du détroit de Bab al-Mandeb, qui sépare la Corne de l’Afrique du Yémen, est une route maritime étroite et souvent dangereuse. La distance la plus courte entre Djibouti et le Yémen est d’environ 20 kilomètres, mais les courants, le trafic maritime intense et l’utilisation de petits bateaux ou d’embarcations surchargées exposent fréquemment les passagers à des risques importants. Ce couloir migratoire est emprunté par de nombreux migrants cherchant des opportunités économiques ou fuyant des conflits, ce qui alimente des traversées informelles et potentiellement périlleuses.
Flux migratoires et contexte régional
Les mouvements de population entre l’Éthiopie, Djibouti et le Yémen restent soutenus. Des dizaines de milliers de déplacements ont été enregistrés récemment vers Djibouti en provenance d’Éthiopie, tandis que plusieurs milliers cherchent également à franchir le détroit en direction du Yémen et au-delà, vers les pays du Golfe. La reprise des combats au Yémen et l’instabilité régionale contribuent à accroître ces flux. Les migrants prennent souvent des routes maritimes dangereuses, exposés aux risques de naufrage, de trafic et d’exploitation.
La tragédie de Guhere rappelle la vulnérabilité des personnes empruntant ces passages et l’urgence d’améliorer la prévention, les capacités de recherche et sauvetage, ainsi que les alternatives sûres pour les personnes en mouvement. Les autorités locales continuent leurs opérations tandis que les communautés locales et les organismes de secours se mobilisent pour assister les victimes et leurs familles.