Netanyahu ordonne d’intensifier les frappes contre le Hezbollah au Liban malgré le cessez‑le‑feu
Netanyahu ordonne l’intensification des frappes israéliennes contre le Hezbollah au Liban
Le 25 mai 2026, Benjamin Netanyahu a donné l’ordre d’intensifier les frappes israéliennes contre le Hezbollah, entraînant nouvelles attaques, déplacements de population et dégâts dans le sud du Liban.
Le 25 mai 2026, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé publiquement l’ordre d’intensifier les opérations militaires contre le Hezbollah au Liban. Dans une communication diffusée lundi soir sur les réseaux sociaux, il a affirmé que l’armée devait accroître les frappes pour « écraser » le groupe armé, une orientation soutenue par des responsables de la coalition gouvernementale favorables à une escalade.
Ordre d’intensification et contexte immédiat
Peu après l’annonce, les forces israéliennes ont déclaré avoir mené des frappes contre des infrastructures liées au Hezbollah dans la vallée de la Bekaa et dans d’autres secteurs du Liban. L’ordre de Netanyahu intervient malgré un cessez-le-feu conclu le mois précédent, récemment prolongé, et alors que le Liban célébrait le Jour de la Libération, commémorant le retrait des troupes israéliennes du sud du pays en 2000.
Cibles, zones touchées et bilan local
Les frappes ont visé plusieurs régions du sud et de l’est du Liban, notamment les districts de Tyr (Sour) et de Nabatieh, ainsi que des zones de la vallée de la Bekaa. Des bâtiments résidentiels et un centre communautaire chiite dans un quartier de Nabatieh ont été endommagés. Dans la localité de Kfar Reman, district de Nabatieh, quatre personnes ont été tuées et trois blessées lors d’attaques signalées dans la matinée. Les attaques ont également provoqué des incendies dans des plantations d’agrumes et des terres agricoles.
Utilisation alléguée de munitions au phosphore
Des autorités locales ont rapporté que l’aviation israélienne aurait largué des munitions incendiaires au phosphore dans la municipalité de Qlailah, provoquant des feux de végétation et des dégâts agricoles. Les munitions au phosphore s’enflamment au contact de l’oxygène et leur emploi dans des zones habitées suscite une forte condamnation internationale en raison des risques pour les civils et les biens.
Déplacements de population et impacts humanitaires
L’annonce d’une escalade a déclenché un exode de résidents de la banlieue sud de Beyrouth, zone considérée comme un bastion du Hezbollah. Des familles ont quitté précipitamment leurs domiciles par crainte de nouvelles frappes. Les autorités sanitaires libanaises ont communiqué un bilan cumulatif élevé depuis le début des hostilités ouvertes le 2 mars 2026, faisant état de plusieurs milliers de morts et de nombreux blessés, tandis que les installations médicales et logistiques subissent une pression accrue.
Pressions politiques en Israël et appels à une riposte plus dure
À l’intérieur d’Israël, des ministres d’extrême droite ont exprimé leur souhait d’une réponse plus dure. Certains ont demandé de frapper Beyrouth et de revenir à une « guerre intense » au Liban, évoquant la nécessité de neutraliser la menace des drones explosifs revendiquée par le Hezbollah. Des responsables gouvernementaux ont aussi approuvé des budgets spéciaux pour financer des dispositifs technologiques et des solutions destinées à contrer cette menace. L’annonce du renforcement des frappes s’inscrit ainsi dans un climat politique marqué par des positions favorables à l’escalade.
Incidents militaires et pertes parmi les forces israéliennes
Les forces israéliennes ont indiqué qu’un soldat avait été tué et un autre grièvement blessé lors d’une frappe par drone dans le sud du Liban. Cet incident a été cité par des responsables israéliens parmi les motifs avancés pour justifier une intensification des opérations. Les autorités militaires ont affirmé poursuivre des opérations ciblées contre des infrastructures et des positions attribuées au Hezbollah.
L’escalade ordonnée le 25 mai 2026 relance les craintes d’une nouvelle phase de violences à grande échelle entre Israël et le Liban, alors que les populations civiles des régions frontalières subissent déjà les conséquences des frappes quotidiennes. Les perspectives d’une désescalade immédiate paraissent incertaines, tandis que les appels à la fois pour une riposte militaire renforcée et pour la protection des civils continuent de se confronter sur la scène politique et humanitaire.