OMS signale cas d’hantavirus souche Andes et décès à bord du Hondius
Huit cas d’hantavirus et trois décès signalés à bord du navire de croisière Hondius en Atlantique
L’OMS confirme huit cas d’hantavirus, dont trois morts, à bord du navire de croisière Hondius en Atlantique; le risque pour la population reste faible.
L’Organisation mondiale de la santé confirme qu’un groupe de passagers du navire de croisière Hondius a présenté des infections à hantavirus au cours d’une traversée dans l’océan Atlantique, entraînant à ce jour huit cas signalés et trois décès. Le navire, battant pavillon néerlandais, effectuait une route depuis le Cap-Vert en direction de Tenerife lorsque des cas graves de maladie respiratoire ont été identifiés parmi les passagers. Les autorités sanitaires internationales ont engagé des investigations et des mesures de dépistage pour contenir tout risque potentiel.
Bilan des cas et décès constatés
Huit personnes ont été signalées comme malades à bord du Hondius, avec trois décès confirmés. Parmi ces huit cas, cinq ont été confirmés par des tests et trois restent suspects. Les premiers symptômes remontent au début avril pour le premier cas; ce passager a développé des signes cliniques le 6 avril et est décédé cinq jours plus tard. L’épouse du premier patient a par la suite présenté des symptômes après avoir débarqué et est décédée le 25 avril. Un troisième décès a été enregistré chez une passagère devenue symptomatique le 25 avril et décédée sept jours après l’apparition des symptômes.
Identification du virus et potentiel de transmission
La souche identifiée sur le navire est le virus des Andes, un type d’hantavirus connu pour sa présence en Amérique latine. Contrairement à d’autres hantavirus, le virus des Andes est le seul pour lequel une transmission interhumaine limitée a été documentée lors d’épidémies antérieures. Les épisodes de transmission entre personnes observés par le passé ont été liés à des contacts prolongés et étroits au sein de foyers, de couples intimes ou entre patients et professionnels de santé exposés sans protection adaptée. Les spécialistes rappellent toutefois que la transmission reste rare et que la plupart des infections humaines proviennent d’un contact direct ou indirect avec des excréments, de l’urine ou de la salive de rongeurs infectés.
Chronologie des liens de voyage et enquêtes en cours
Avant l’embarquement, les deux premières victimes avaient réalisé un voyage d’observation d’oiseaux au Chili, en Argentine et en Uruguay, incluant des visites de sites où des rongeurs porteurs d’hantavirus ont été observés. Les autorités argentines ont ouvert une enquête sur les déplacements de ce couple afin de retracer les expositions possibles et déterminer le point d’infection. La période d’incubation du virus des Andes pouvant atteindre jusqu’à six semaines complique l’identification précise du moment et du lieu de la contamination, ce qui nécessite une traçabilité des contacts et des activités antérieures.
Mesures sanitaires, dépistage et soutien logistique
En réponse à l’événement, des kits de diagnostic ont été distribués à des laboratoires régionaux pour accélérer la confirmation des cas et la surveillance épidémiologique. Des procédures d’isolement des cas suspects, de dépistage des contacts et de surveillance des passagers ayant débarqué ont été activées. Les services de santé des pays concernés ont été informés, et des consignes de suivi médical ont été émises pour les voyageurs potentiellement exposés. Les autorités insistent sur la nécessité d’un dépistage rapide des personnes présentant des symptômes respiratoires et sur l’usage d’équipements de protection par le personnel soignant en contact avec des cas suspects.
Liste des pays concernés par des débarquements
Les passagers ayant débarqué sur l’île de Sainte-Hélène sont de nationalités variées, ce qui a conduit à l’information de multiples pays afin qu’ils prennent les mesures de suivi appropriées pour leurs ressortissants. Parmi les pays touchés figurent des États européens, nord-américains, ainsi que des pays d’Océanie et des États insulaires, renforçant l’importance d’une coordination internationale pour la surveillance et la notification des éventuels cas supplémentaires.
Évaluation du risque pour la santé publique
Malgré la gravité des cas individuels et la présence d’une souche capable d’une transmission limitée entre humains, le risque pour la population générale est considéré comme faible. Cette évaluation repose sur la nature de la transmission des hantavirus, généralement liée à un contact direct avec des rongeurs ou à une exposition prolongée entre personnes, et non à une transmission aéroportée soutenue dans la communauté. Les autorités rappellent cependant qu’un suivi actif des contacts et une enquête approfondie restent essentiels, car la fenêtre d’incubation étendue peut retarder l’apparition de nouveaux cas.
La situation demeure sous surveillance étroite; des opérations de traçage des contacts, de dépistage ciblé et d’enquête épidémiologique continueront afin d’identifier d’éventuels cas additionnels et d’empêcher toute propagation ultérieure.