ONEE plan 2026-2030 mobilise 248 MMDH pour transition énergétique et souveraineté hydrique
ONEE lance un plan d’équipement 2026-2030 mobilisant 248 milliards de dirhams
ONEE adopte un plan d’équipement 2026-2030 mobilisant 248 milliards de dirhams pour l’électricité (206 MMDH) et l’eau potable (42 MMDH) pour la transition.
Le conseil d’administration de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) s’est réuni à Rabat pour approuver un plan d’équipement quinquennal couvrant la période 2026-2030. L’enveloppe globale prévue atteint 248 milliards de dirhams, répartie entre 206 milliards pour le secteur électrique et 42 milliards pour l’eau potable. Le plan vise à accélérer la transition énergétique et à renforcer la souveraineté hydrique du pays, tout en améliorant la résilience des infrastructures face aux aléas climatiques et à la demande croissante.
Objectifs prioritaires du plan 2026-2030
Le plan fixe des objectifs opérationnels clairs : augmenter la capacité de production décarbonée, moderniser les réseaux de transport et de distribution, développer des solutions de stockage et améliorer l’accès à l’eau potable. Il entend aussi réduire les pertes physiques et commerciales dans les réseaux électriques et hydriques et assurer une gestion plus intégrée des ressources énergétiques et en eau. Ces priorités s’inscrivent dans une logique de sécurisation des approvisionnements et de maîtrise des coûts à moyen terme.
Répartition budgétaire: 206 MMDH pour l’électricité, 42 MMDH pour l’eau
La répartition financière accorde l’essentiel des moyens au secteur électrique (206 MMDH), destiné à des projets de production, renforcement des lignes à haute tension, rénovation des postes et intégration des énergies renouvelables. Les 42 MMDH alloués à l’eau potable sont consacrés à la construction et à la réhabilitation d’ouvrages, à la réduction des pertes non facturées, au renforcement des capacités de dessalement et à l’amélioration de l’accès en zones rurales. La ventilation précise des crédits doit encore être détaillée dans des plans annuels d’investissement.
Mesures pour accélérer la transition énergétique
Sur la partie électrique, le plan met l’accent sur l’accélération du déploiement des énergies renouvelables, notamment solaire et éolien, associée au développement d’installations de stockage et à la digitalisation des réseaux. La modernisation des lignes et des postes vise à améliorer la flexibilité du système et à faciliter l’intégration de productions décentralisées. Des programmes de maîtrise de la demande et d’efficacité énergétique sont également prévus pour réduire la consommation aux heures de pointe et optimiser l’utilisation des infrastructures existantes.
Renforcement de la souveraineté hydrique et projets prioritaires
Pour le secteur de l’eau, les investissements ciblent la sécurisation des ressources et l’accès universel à l’eau potable. Les actions attendues incluent le renforcement des capacités de production (dessalement, réutilisation des eaux traitées), la consolidation des réseaux de distribution, la réduction des fuites et la modernisation des stations de traitement. Le plan prévoit aussi des interventions pour protéger les ressources naturelles, comme la recharge de nappes et la gestion intégrée des bassins versants, afin d’améliorer la résilience face à la variabilité climatique.
Financement, partenariats et gouvernance de l’investissement
La mise en œuvre de ce programme nécessitera un dispositif de financement mixte combinant fonds publics, emprunts nationaux et internationaux, et partenariats public-privé. Le plan évoque la mobilisation de capitaux à grande échelle et la nécessité d’une gouvernance renforcée pour assurer la transparence, la maîtrise des coûts et le suivi des indicateurs. Des mécanismes de pilotage, de contrôle budgétaire et d’évaluation régulière des chantiers seront déterminants pour respecter les calendriers et optimiser les retours économiques et sociaux des investissements.
Risques identifiés et indicateurs de réussite
Plusieurs risques ont été identifiés : aléas climatiques affectant la disponibilité en eau, inflation des coûts de construction, délais d’approvisionnement des équipements et contraintes foncières ou sociales. Les indicateurs de succès incluront l’augmentation de la capacité renouvelable installée, la part des pertes techniques et commerciales réduite, le taux de couverture en eau potable et l’amélioration de la continuité de service. Des revues périodiques du plan permettront d’ajuster les priorités face aux évolutions économiques et environnementales.
La décision du conseil d’administration lance une phase opérationnelle exigeante qui devra conjuguer efforts d’investissement, efficacité de la gouvernance et coordination entre acteurs publics et privés. L’ambition est de transformer ces moyens financiers en résultats concrets : plus d’énergie décarbonée, des réseaux modernisés et un meilleur accès à l’eau potable pour répondre aux besoins actuels et futurs.