ONHYM promeut le Gazoduc Afrique-Atlantique lors de la Nigeria Oil and Gas Week
L’ONHYM défend le gazoduc Afrique‑Atlantique à Abuja pour dynamiser les exportations de gaz
Abuja, 7 juillet 2026 — L’ONHYM présente le projet Afrique‑Atlantique (AAGP) pour renforcer l’intégration régionale, accroître les exportations de gaz et attirer des investissements.
Le 7 juillet 2026 à Abuja, lors de la Nigeria Oil and Gas Energy Week, la directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) est intervenue devant un public international pour défendre le projet de Gazoduc Afrique‑Atlantique (AAGP). Face à 7 500 participants et 300 exposants venus de 85 pays, la représentante de l’ONHYM a présenté le gazoduc comme un corridor stratégique capable de relier les marchés africains, de stabiliser les approvisionnements régionaux et de contribuer à la diversification des exportations de gaz vers le marché mondial. L’intervention s’inscrit dans un contexte où le Nigeria affiche des ambitions élevées pour attirer 30 milliards de dollars d’investissements dans son secteur énergétique d’ici 2027 et atteindre, à l’horizon 2030, une production de 3 millions de barils de pétrole par jour et 12 milliards de pieds cubes de gaz par jour.
Contexte et déroulé de l’intervention
La conférence, organisée du 5 au 9 juillet 2026, a rassemblé décideurs politiques, opérateurs pétroliers et gaziers, banques d’investissement et fournisseurs d’équipements. L’intervention de l’ONHYM a mis l’accent sur la nécessité d’une approche coordonnée entre États riverains et acteurs privés pour permettre la réalisation du AAGP. La directrice générale a détaillé les avantages attendus du projet en termes d’interconnexion des réseaux, d’optimisation des flux commerciaux et de réduction des coûts logistiques pour les exportations régionales.
Caractéristiques et objectifs du gazoduc Afrique‑Atlantique (AAGP)
Le projet AAGP est présenté comme un corridor transfrontalier destiné à transporter des volumes significatifs de gaz naturel entre champs producteurs et marchés de consommation à travers plusieurs pays africains. Selon la présentation, le tracé vise à maximiser l’utilisation d’infrastructures existantes tout en prévoyant des sections nouvelles pour relier des zones sous‑desservies. Les objectifs affichés incluent l’accroissement des capacités d’exportation, l’amélioration de la sécurité énergétique régionale et la création d’un cadre propice aux investissements privés dans le secteur midstream.
Implications pour l’intégration énergétique régionale
L’ONHYM a souligné que le projet dépasse la simple dimension commerciale : il s’agit d’un levier d’intégration régionale. En reliant les systèmes énergétiques, le AAGP pourrait faciliter des échanges inter‑pays, permettre la gestion conjointe des ressources et réduire la vulnérabilité aux chocs d’approvisionnement. Les promoteurs insistent sur la nécessité d’accords cadres clairs, d’harmonisation réglementaire et de mécanismes de partage des revenus pour assurer la viabilité politique et économique du corridor.
Conséquences pour les investissements et la production nigériane
L’annonce intervient alors que le Nigeria cherche à mobiliser 30 milliards de dollars d’investissements à court terme dans son secteur énergétique et à hausser fortement sa production d’ici 2030. La mise en œuvre du AAGP est présentée comme un facteur attractif pour les investisseurs internationaux, offrant des débouchés supplémentaires pour le gaz nigérian et des opportunités de monétisation pour d’autres producteurs africains. Les promoteurs anticipent que la disponibilité d’un corridor fiable encouragera des financements privés et institutionnels, tout en stimulant des projets connexes d’infrastructure et de transformation locale.
Risques, défis techniques et calendriers attendus
Les intervenants à Abuja ont également rappelé les obstacles à surmonter : sécurisation des tracés, études d’impact environnemental, obtention des autorisations transfrontalières, viabilité financière et acceptabilité sociale. Les délais de réalisation dépendront de la coordination entre États et de la capacité à engager des partenariats public‑privé robustes. Les acteurs présents ont évoqué des étapes de consolidation des études préliminaires et de négociation des accords de financement comme priorités immédiates avant tout déploiement physique.
Le positionnement de l’ONHYM à Abuja illustre la montée en puissance des projets d’infrastructure régionale visant à relier capacités de production et marchés. Alors que les objectifs de production et d’investissement du Nigeria restent ambitieux pour les années à venir, la réussite du projet AAGP dépendra d’une gouvernance partagée, d’un calendrier précis et d’un engagement soutenu des partenaires publics et privés.