Patrimoine foncier de l’État atteint 13,7 millions d’hectares, 32 000 ha mobilisés pour 308 projets
L’État détient désormais 13,7 millions d’hectares : immatriculation accélérée et mobilisation foncière pour l’investissement
Au 11 juin 2026, le patrimoine foncier de l’État s’établit à 13,7 Mha, avec une immatriculation accélérée, mobilisation pour 308 projets (71 MMDH) et régularisations amiables.
Le patrimoine foncier de l’État a franchi un nouveau cap : au 11 juin 2026, il dépasse 13,7 millions d’hectares, soit une hausse de 1,7 million d’hectares par rapport à la fin 2025, a déclaré la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, lors d’un exposé à la Chambre des conseillers. Le gouvernement présente cette progression comme le résultat d’une campagne soutenue d’identification et d’immatriculation destinée à transformer le foncier public en un levier concret pour l’investissement et la création d’emplois.
Chiffres clés du patrimoine foncier
Au 11 juin 2026, le patrimoine foncier de l’État atteint plus de 13,7 millions d’hectares, en augmentation de 1,7 million d’hectares par rapport à fin 2025. Le pourcentage des terrains non immatriculés a été réduit à 0,03% du corpus global, signe d’une couverture foncière presque complète. Ces chiffres soulignent l’ampleur des opérations menées et la volonté d’établir une cartographie juridique précise des biens de l’État.
Opérations d’immatriculation et réquisitions
La Direction des domaines de l’État a intensifié les opérations d’immatriculation : des réquisitions ont été déposées sur plus de 6,5 millions d’hectares de terrains non immatriculés, une progression de 381 % par rapport à 2024. Parallèlement, des titres fonciers couvrant plus de 590 000 hectares ont été établis, contribuant à sécuriser juridiquement ces espaces et à faciliter leur mise à disposition pour des projets d’intérêt public et privé.
Mobilisation foncière pour l’investissement en 2025
Les efforts d’immatriculation ont été suivis d’une phase active de mobilisation du foncier au service de l’investissement : près de 32 000 hectares ont été mis à disposition en 2025 pour 308 projets d’investissement, dont le montant global est estimé à 71 milliards de dirhams. Ces initiatives sont présentées comme susceptibles de générer environ 16 000 emplois. En outre, 812 hectares ont été mobilisés spécifiquement pour des équipements publics et des projets à vocation sociale, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et des infrastructures sociales.
Concentration des projets dans les provinces du Sud et grands dossiers structurants
Plus de la moitié des investissements mobilisés se concentrent dans les provinces du Sud, où le développement des énergies renouvelables et des grands projets d’infrastructure occupe une place centrale. Le port Dakhla Atlantique est cité comme exemple de projet structurant ayant bénéficié de cette dynamique foncière. La localisation des investissements dans ces provinces traduit une stratégie d’aménagement territorial visant à renforcer le développement économique régional.
Gestion de l’occupation illégale et régularisations amiables
Sur la question sensible de l’occupation illégale des terrains relevant du domaine privé de l’État, le gouvernement affirme privilégier une approche conciliant préservation de l’intérêt général et prise en compte des dimensions sociales. À ce jour, la situation de 16 087 hectares a été régularisée à l’amiable. Les autorités indiquent que des recours judiciaires sont engagés lorsque les solutions consensuelles ne peuvent aboutir, afin d’assurer la protection du domaine public tout en limitant les tensions sociales.
La ministre a insisté sur le rôle stratégique du patrimoine foncier comme instrument de développement économique et social, appelant à transformer les gains d’immatriculation en projets opérationnels. Les prochaines étapes annoncées comprennent l’accélération des procédures de mise à disposition, le renforcement du suivi des projets mobilisant le foncier et la poursuite des mesures de régularisation là où des situations sociales particulières le justifient, afin d’optimiser l’usage des terres publiques au service de l’investissement et des infrastructures essentielles.