Paul Mackenzie condamné pour 191 meurtres : père de six présume leur mort à Shakahola
Kenya : Un père de six enfants réclame la perpétuité après la condamnation du pasteur Paul Mackenzie
Père de six enfants réclame la perpétuité après que sa femme a emmené les enfants à Shakahola pour suivre le pasteur Paul Mackenzie, condamné pour 191 meurtres.
La famille de Stephen Mwiti Joseph est plongée dans le deuil après que sa femme a enlevé leurs six enfants pour rejoindre le pasteur autoproclamé Paul Mackenzie dans la forêt de Shakahola, au Kenya. Les enfants sont présumés morts; le tribunal a par ailleurs reconnu Mackenzie coupable du meurtre de 191 personnes, dans une affaire où la secte est accusée d’avoir contraint des fidèles — y compris des enfants — à mourir de faim dans l’espoir de « rencontrer Jésus ». Publiée le 28 octobre 2026, l’information relance les débats sur la responsabilité pénale des leaders religieux et la protection des familles vulnérables.
Verdict : Paul Mackenzie reconnu coupable de 191 meurtres
Le tribunal a déclaré Paul Mackenzie coupable du meurtre de 191 personnes, une décision qui marque une étape importante dans l’enquête sur la communauté de Shakahola. La condamnation résulte d’un procès où la justice kenyane a retenu que la direction spirituelle exercée par Mackenzie s’était traduite par des actes pénalement répréhensibles, entraînant la mort de dizaines de personnes. Le chiffre de 191 visé par le verdict est au cœur des accusations portées contre le chef de la secte et sert de base aux demandes de peines lourdes formulées par les proches des victimes.
Un père en deuil demande la peine maximale
Stephen Mwiti Joseph, père de six enfants présumés morts, demande que le pasteur Mackenzie soit « enfermé à vie » et réclame la perpétuité. Sa douleur illustre l’impact humain et familial de cette affaire : au‑delà des chiffres, il y a des familles privées de leurs enfants et des communautés marquées par la perte. Les déclarations publiques de proches et d’associations de victimes mettent en avant la nécessité d’une réponse pénale forte et d’un soutien durable aux familles endeuillées.
Enlèvements et pressions dans la forêt de Shakahola
Selon les éléments rapportés, la femme de Stephen Mwiti Joseph aurait emmené les enfants à Shakahola pour suivre le pasteur. Dans cette zone forestière, la secte est accusée d’avoir imposé des restrictions drastiques, y compris la privation de nourriture, au nom d’un rite spirituel visant à « rencontrer Jésus ». Les enfants, faute de soins et de nourriture, sont présumés décédés. Les circonstances exactes des disparitions et les mécanismes d’endoctrinement restent au centre des investigations et des procédures ouvertes par les autorités.
Procès et éléments présentés au tribunal
Le dossier examiné par la cour a mis en lumière des pratiques coercitives au sein de la communauté, ainsi que des témoignages visant à établir la responsabilité de la direction spirituelle. Les procureurs ont soutenu que la chaîne de commandement et l’idéologie promue par le pasteur ont conduit à des choix mortels pour des personnes dépendantes de la communauté. La condamnation à l’issue du procès tranche sur la culpabilité pénale de Mackenzie, mais laisse en suspens des questions sur l’éventuelle implication d’autres membres de la secte et sur les mesures de réparation pour les familles.
Répercussions pour les familles et les autorités kenyanes
La décision de justice intensifie la pression sur les autorités pour renforcer la protection des enfants et prévenir les dérives sectaires. Les familles réclament non seulement des peines exemplaires, mais aussi un accompagnement psychologique et matériel. Les réactions populaires montrent une demande de responsabilisation plus large, incluant des mesures administratives et sociales pour détecter et interrompre les mouvements sectaires avant qu’ils ne causent davantage de dégâts.
La condamnation de Paul Mackenzie et la tragédie personnelle de Stephen Mwiti Joseph mettent en lumière les conséquences humaines d’un endoctrinement extrême et soulignent l’urgence d’un dispositif de protection renforcé pour les plus vulnérables, en particulier les enfants.