Payer un bien immobilier en cash au Maroc devient une très mauvaise idée
C’est un avertissement clair aux acheteurs et aux investisseurs : laissez vos valises de billets à la maison. Dans le cadre de la Loi de Finances 2026, l’État serre la vis sur les transactions financières opaques. La Direction générale des impôts vient de confirmer l’entrée en vigueur, dès cet été, d’un nouveau malus visant à favoriser la transparence des paiements.
Concrètement, tout achat d’un bien immobilier (appartement, terrain, maison) ou d’un fonds de commerce dont la valeur dépasse 300.000 dirhams sera soumis à des frais d’enregistrement supplémentaires de 2% si le mode de paiement n’est pas certifié.
Cette mesure punitive s’applique si :
• Le contrat de vente ne mentionne pas spécifiquement les références de paiement.
• Le paiement s’effectue en espèces.
Exemple : Pour l’achat d’un appartement pour 1 million de dirhams payé entièrement au comptant, l’acheteur devra payer 20 000 dirhams de taxes supplémentaires, en plus des droits d’enregistrement traditionnels.
Comment éviter cette taxe ?
Pour éviter cette pénalité, la DGI impose l’utilisation de moyens de paiement traçables. L’acte de vente doit prouver que la transaction a été réglée via :
• Chèque barré non endossable ;
• Virement bancaire ;
• Papier commercial (lettre de change) ;
• Moyens de paiement électroniques ;
• Soit par compensation.
Bon à savoir : Si vous payez une partie par chèque et une partie en espèces, la majoration de 2% ne s’appliquera que sur le montant payé en espèces.
Cette disposition, qui entrera en vigueur pour toutes les lois élaborées à partir du 1er juillet 2026, vise à lutter contre le secteur informel, le blanchiment d’argent et la fraude fiscale, en forçant la banque des transactions importantes.