Piraterie somalienne : cinq membres d’équipage tués à bord du pétrolier MT Honor 25
Piraterie en Somalie : cinq marins tués à bord du pétrolier MT Honor 25, le navire repris par les autorités
Cinq marins tués lors de la prise du MT Honor 25 au large de la Somalie ; le navire libéré le 30 septembre 2026, 16 pirates arrêtés, la piraterie connaît une résurgence.
Le 30 septembre 2026, les autorités somaliennes ont annoncé la mort de cinq membres d’équipage à bord du pétrolier MT Honor 25, saisi par des pirates au large des côtes somaliennes. Le navire, qui transportait 18 500 barils de pétrole, avait été détourné le 21 avril. Une opération de reprise menée par les forces de sécurité du Puntland a permis de libérer le navire et de capturer seize suspects, mais les autorités indiquent que des pertes humaines ont été constatées parmi l’équipage avant le début de l’intervention.
Bilan humain et nationalités des victimes
Trois des marins tués étaient de nationalité pakistanaise, un était originaire du Myanmar et un autre de l’Inde, a déclaré le ministère de l’Information du Puntland. Quatre autres membres d’équipage — trois Pakistanais et un Indien — ont été blessés et reçaient des soins. Les autorités locales n’ont pas précisé dans l’immédiat les circonstances exactes des décès, qui semblent être les premiers décès attribués à des pirates somaliens depuis plus d’une décennie.
Déroulé de l’attaque et saisie du pétrolier
Le MT Honor 25 a été pris le 21 avril dans des eaux internationales au large de la Somalie. Après plusieurs mois de gestion du détournement, une opération de sauvetage a été lancée par la police maritime du Puntland, qui affirme avoir repris le contrôle du navire et arrêté seize personnes suspectées d’avoir participé au détournement. Le ministère explique que l’extraction du navire et la capture des suspects ont nécessité une intervention coordonnée, au cours de laquelle les forces de sécurité ont découvert les corps des marins tués.
Réactions des autorités et mesures en cours
La police maritime du Puntland a publié un message indiquant que le navire était « sûr » et placé sous le contrôle du gouvernement régional, tandis que les enquêtes et les poursuites se poursuivent. Les autorités ont signalé des efforts pour retrouver d’autres personnes impliquées dans le détournement et pour déterminer les responsabilités. À la suite d’opérations récentes, des procureurs et responsables de sécurité du Puntland sont appelés à clarifier les procédures de transfert et de détention des suspects, notamment après des incidents antérieurs de fuite de détenus.
Contexte plus large : reprise de la piraterie
Les responsables somaliens font état d’au moins quinze attaques signalées au large du pays depuis avril. Des experts évoquent une résurgence des actes de piraterie, en partie liée à des facteurs géopolitiques régionaux et internationaux. Une précédente vague de piraterie, entre 2008 et 2014, avait gravement perturbé l’une des routes maritimes les plus fréquentées au monde, entraînant des coûts économiques considérables et le paiement de rançons importantes. Les autorités locales et les observateurs internationaux suivent désormais de près l’évolution de la menace et les réponses navales et judiciaires mises en place.
Cas lié et problèmes de détention
La reprise du MT Honor 25 intervient après une autre opération la semaine précédente où la police maritime avait libéré le Sibu 1, un pétrolier précédemment sanctionné par les États-Unis et détourné en août. Lors de cette opération antérieure, 41 personnes soupçonnées d’être impliquées dans le détournement avaient été arrêtées, mais 28 d’entre elles se sont évadées lors du transfert en prison. Plusieurs responsables de la sécurité du Puntland ont ensuite accusé la police locale de complicité, soulevant des questions sur la capacité des autorités à sécuriser les détenus et à mener des investigations transparentes.
Les autorités du Puntland ont déclaré vouloir poursuivre les investigations pour établir la chaîne de commandement des détournements et identifier les réseaux responsables. Les familles des victimes attendent des réponses sur les circonstances exactes des décès et sur les mesures prises pour traduire les responsables en justice. Les compagnies maritimes et les assureurs surveillent la situation, qui pourrait entraîner des répercussions sur les corridors de navigation et sur le coût des assurances maritimes dans la région.