polémique autour de l’augmentation du pressage des olives
Des observateurs ont dénoncé sur les réseaux sociaux la décision des propriétaires d’huileries d’augmenter le prix du pressage des olives de 20 dirhams le quintal, soit une augmentation de 40%, estimant que cette augmentation ne fera qu’accroître la pression sur le pouvoir d’achat des Marocains.
Cette augmentation ne prend pas en compte la situation des familles marocaines qui dépendent de quantités limitées d’olives pour produire de l’huile destinée à la consommation intérieure, ou pour vendre de petites quantités au détail tout au long de l’année, rapporte Hespress. Les observateurs estiment que la décision aura un impact direct sur le coût final de l’huile d’olive, ajoutant que les consommateurs marocains ne s’opposeront pas à une augmentation des prix si elle est justifiée par une augmentation des coûts de fonctionnement ou de l’énergie.
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La décision unanime des propriétaires de moulins de revoir les prix à la hausse a suscité la colère des petits agriculteurs qui considèrent que cette approche manque de transparence. D’autres commentaires ont souligné le fait que certains propriétaires de moulins profitent de la vente des résidus de pressage qui représente une ressource supplémentaire censée réduire une partie des coûts d’exploitation, rendant cette augmentation incompatible avec la réalité du secteur.
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De même, les internautes insistent sur la nécessité de réguler les prix des services des usines et d’adopter un cadre clair fixant un plafond équitable aux coûts de pressage, garantissant la protection à la fois des petits agriculteurs et des consommateurs. Ils appellent en outre à une intervention urgente des autorités compétentes pour suspendre cette décision ou la réviser afin d’éviter tout impact supplémentaire sur le coût de production de l’huile d’olive au cours de cette campagne qui connaît déjà une baisse notable des prix par rapport aux saisons précédentes.