pourquoi les agriculteurs européens crient au scandale
Les organisations agricoles réclament que les légumes marocains soient soumis aux mêmes exigences sanitaires et sociales que les produits du vieux continent. Ils pointent des disparités importantes dans l’utilisation des produits phytosanitaires, permettant au royaume chérif de bénéficier d’un avantage compétitif jugé « insurmontable » pour les agriculteurs européens.
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Les fédérations de producteurs s’inquiètent de l’élargissement de l’accord euro-méditerranéen d’octobre 2025. Cette modification inclut désormais la production du Sahara dans le traitement préférentiel accordé au Maroc, tandis que Rabat envisage d’y augmenter ses surfaces cultivées de 1 000% pour atteindre 13 000 hectares d’ici 2030.
Les producteurs dénoncent également un étiquetage jugé opaque, facilitant l’entrée de marchandises sahariennes sous des appellations régionales confuses. Ce procédé permettrait de contourner la réglementation communautaire qui impose normalement la mention claire du pays d’origine, cachant ainsi la véritable origine des fruits et légumes aux yeux du consommateur.
Dans le même temps, des voix s’élèvent contre le manque de transparence de la Commission européenne. Le syndicat COAG affirme que les statistiques officielles ne reflètent plus la réalité des flux, dénonçant une disparition anormale des chiffres des importations sur les portails officiels malgré une présence toujours massive de tomates marocaines dans les rayons européens.
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Confrontés à une pénurie de main d’œuvre et à l’interdiction de nombreux pesticides, les agriculteurs des quatre pays alliés craignent pour la pérennité de leur filière. Ils appellent Bruxelles à protéger la production locale fragilisée par cette perte de compétitivité par rapport à son voisin du sud.