quand le « Tramdena » transforme le quotidien en violence
Au Maroc, le terme « mramden » fait référence à un état de rage et d’incontrôlable, souvent attribué au manque de nicotine, de caféine ou de drogues au cours de la journée. Sur les routes, dans les souks ou les centres commerciaux, les altercations verbales se multiplient, marquées par des menaces de violences physiques du type “Je vais te tuer”.
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Cette tension n’épargne aucun secteur de la vie publique, touchant aussi bien les administrations que les banques et les hôpitaux. Dès le premier jour du mois sacré, des bagarres ont été signalées, impliquant des individus supportant difficilement les privations du jeûne et devenant imprévisibles pour leur entourage.
Les symptômes cliniques de cette maladie comprennent des migraines sévères, des troubles de la vision et une agressivité accrue. Les experts notent que cet éclat est paradoxalement suivi d’un regret immédiat, les protagonistes finissant souvent par s’embrasser et implorer le pardon divin quelques minutes après une confrontation.
Violence urbaine et spiritualité au Maroc
Une fois le jeûne rompu, l’ambiance change radicalement dans les villes marocaines. Auparavant, les individus « mramdnine » se réunissaient dans les cafés ou les mosquées, affichant un visage souriant et regrettant ouvertement leurs actes incontrôlés de la journée.
Ce comportement entre en conflit avec les principes fondamentaux du Ramadan, censé être une période de prière, de contemplation et de piété. Le contraste est saisissant entre la violence des échanges diurnes et le climat de fraternité qui s’installe après le coucher du soleil, une fois les besoins physiologiques satisfaits.
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Face à l’ampleur de ces dérives, le recours à un avis médical spécialisé est de plus en plus recommandé aux personnes sujettes à ces accès de colère. La gestion du sevrage brutal reste l’un des principaux défis pour limiter les épisodes de « Tramdena » au sein de la société.