Réouverture du dossier CAF contre le Maroc et recours d’Al Ahly examinés
Maroc : la commission d’appel de la CAF rouvre deux dossiers majeurs, audience prévue à 11h (heure marocaine)
La commission d’appel de la CAF entendra, à 11h (heure marocaine) sous la présidence de la juge nigériane Roli Harriman, les recours déposés par la Fédération royale marocaine de football et par le club Al Ahly, réclamant la révision de sanctions sportives et financières.
L’audience qui s’ouvre vise à trancher sur la demande de réexamen déposée par la Fédération royale marocaine de football (FRMF) après des peines infligées à l’issue d’incidents lors d’une rencontre internationale, ainsi que sur le recours d’Al Ahly contre des sanctions liées à des violences et jets de projectiles survenues durant une confrontation de Ligue des champions. La FRMF a obtenu la réouverture du dossier afin de présenter de nouveaux éléments de preuve et contester le verdict initial. Le club égyptien conteste pour sa part une sanction comprenant deux matches à huis clos et une amende.
Audience présidée par Roli Harriman
L’audience se déroulera sous la présidence de la juge nigériane Roli Harriman, fonctionnaire de la commission d’appel de la CAF. Les parties disposent d’un créneau pour exposer des pièces et plaider la révision des décisions précédentes. La session permettra à la commission d’évaluer la recevabilité des nouveaux éléments présentés par la FRMF et d’examiner la nature et la proportionnalité des sanctions infligées.
Motifs du recours marocain
La Fédération royale marocaine de football demande la révision d’un verdict qui avait entraîné des sanctions individuelles et collectives. La FRMF souhaite apporter des preuves supplémentaires pour contester les montants d’amende et la durée des suspensions prononcées, et argue que le traitement réglementaire des faits n’a pas été appliqué de manière uniforme. Le recours se concentre notamment sur la qualification des comportements sanctionnés et sur les procédures disciplinaires suivies lors de l’instruction initiale.
Sanctions initiales contre le Maroc
Les sanctions contestées incluent des suspensions touchant plusieurs joueurs — notamment Achraf Hakimi et Ismaël Saibari — ainsi qu’une amende cumulée de 315 000 dollars infligée à la fédération. Les motifs retenus lors de la décision initiale portaient sur des intrusions dans la zone VAR, l’usage de lasers et le comportement des ramasseurs de balles. Ces mesures avaient suscité des objections quant à leur proportionnalité et au respect des procédures disciplinaires, d’où la décision de la FRMF de faire appel.
Situation du sélectionneur sénégalais dans le dossier annexe
Le premier verdict avait, par ailleurs, suspendu le sélectionneur sénégalais pour avoir incité ses joueurs à quitter la pelouse durant le temps additionnel. La FRMF et ses conseils contestent la cohérence de l’application des règles, estimant que certains faits similaires n’ont pas reçu de traitement identique. La commission devra apprécier si la sanction infligée au sélectionneur relevait d’une infraction pleinement caractérisée et si les règles relatives au refus de reprendre le jeu ont été correctement appliquées.
Recours d’Al Ahly en Ligue des champions
Simultanément, la commission examinera le recours d’Al Ahly, qui conteste une condamnation comprenant deux matches à huis clos et une amende. Ces sanctions avaient été prononcées après des violences et le jet de projectiles visant les joueurs de l’AS FAR à la mi-temps d’un affrontement en février. Le club égyptien remet en cause tant l’évaluation des faits que le quantum de la sanction, et réclame une révision à la baisse ou l’annulation des mesures disciplinaires.
Conséquences potentielles pour les compétitions africaines
Les décisions de la commission d’appel pourraient avoir des répercussions sur les effectifs, la préparation des sélections et le calendrier des clubs. Une annulation ou une réduction des suspensions permettrait le retour de joueurs clés en sélection ou en club; à l’inverse, la confirmation des peines maintiendrait des absences et des contraintes financières pour les entités concernées. Au-delà des conséquences sportives immédiates, les verdicts influenceront la perception des standards disciplinaires et la cohérence d’application des règlements au sein du football continental.
Les plaidoiries et l’examen des pièces devraient occuper la session, après quoi la commission rendra sa décision conformément aux procédures internes. Les parties disposaient déjà de la possibilité de soumettre des éléments complémentaires; la suite dépendra de l’appréciation des preuves et de l’interprétation des textes disciplinaires par la formation présidée par Roli Harriman.