Saïdia ne veut plus « dormir » l’hiver et vise davantage de MRE
Surnommée la « Perle Bleue », Saïdia souffre d’une dépendance excessive au tourisme balnéaire, laissant la ville en sommeil durant l’hiver. Pour les professionnels du secteur, le modèle actuel « soleil et mer » a atteint ses limites. Ils prônent désormais une exploitation intelligente des atouts naturels à travers le développement d’activités nautiques comme la plongée et le surf, ainsi que des excursions écologiques dans l’arrière-pays oriental.
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La désaisonnalisation passe également par un calendrier culturel et sportif soutenu. Des membres du conseil régional et des acteurs associatifs, cités par Al3omkplaider pour la création de festivals artistiques et de parcs de loisirs intégrés. L’objectif est de capter le segment du tourisme familial et de fidéliser la communauté marocaine résidant à l’étranger au-delà de la période estivale, grâce à une offre promotionnelle et patrimoniale ciblée.
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L’accès à la destination reste un obstacle majeur au développement du cluster. Les acteurs locaux soulignent les difficultés de liaison avec l’aéroport d’Oujda-Angad et l’irrégularité du transport touristique. Parallèlement, une proposition innovante suggère de transformer la zone frontalière de Beni Lajraf en un espace de mémoire partagée et de coexistence, favorisant ainsi la situation géographique unique de la ville.
Enfin, le renforcement de la compétitivité de Saïdia repose sur le virage numérique et la simplification administrative. Une présence accrue sur les plateformes numériques, combinée à des partenariats public-privé plus fluides, contribuerait à attirer de nouveaux investissements. La formation continue de l’élément humain en langues et en communication reste le dernier pilier pour garantir une qualité de service capable de placer la ville sur la carte touristique mondiale.