Tanger dépend (trop) de l’immobilier
Les données budgétaires révèlent que les taxes liées à l’urbanisme et aux opérations immobilières ont rapporté cette année plus de 503 millions de dirhams à la commune de Tanger. Ce chiffre marque toutefois une forte baisse par rapport à l’année précédente, où les recettes s’élevaient à plus de 525 millions de dirhams.
Lire : Le fisc marocain enquête sur le train de vie luxueux de certains patrons
Le détail de ces revenus montre la contribution des différents impôts. La taxe sur les terrains urbains non bâtis a généré 115 millions de dirhams. Les opérations de construction ont rapporté environ 60 millions, tandis que les lotissements ont contribué à hauteur de 12 millions. A cela s’ajoute la taxe d’habitation (20 millions) et surtout la taxe sur les services communaux, qui représente la part la plus importante avec 280 millions de dirhams.
Lire : Tanger : un projet immobilier menace les poumons de la ville
Ces 503 millions de dirhams confirment le poids du secteur immobilier dans les finances de la ville, notamment dans un contexte de forte expansion urbaine. La municipalité ne compte pas s’arrêter là et ambitionne de porter ces recettes à 540 millions de dirhams l’année prochaine. Pour y parvenir, il prévoit d’améliorer le contrôle fiscal et d’élargir l’assiette fiscale, notamment en incluant les avoirs non déclarés.
Cet objectif d’augmentation de ses ressources propres est d’autant plus important que la commune doit faire face à des dettes importantes. Une partie importante de cette dette provient de jugements liés à l’expropriation de terrains nécessaires à la réalisation de projets publics, rendant indispensable l’obtention de revenus stables et durables pour financer les futurs développements urbains.