Tarik Khbabez déchu par Glory, lié à son contrat jusqu’au 7 décembre 2026
Tarik Khbabez destitué par Glory : le champion conteste et engage une action juridique
Le champion marocain Tarik Khbabez a été déchu de sa ceinture Glory après un prétendu « refus de combattre » ; il conteste cette version, refuse une offre ponctuelle et vise une sortie contractuelle avant le 7 décembre 2026.
Tarik Khbabez, quadruple champion du monde de 34 ans, se retrouve au cœur d’un contentieux élevé avec l’organisation Glory après la décision de lui retirer sa ceinture. Selon l’organisation, le combattant aurait refusé de monter sur le ring pour un affrontement programmé samedi à Rotterdam face à Bahram Rajabzadeh. Khbabez rejette cette interprétation et affirme avoir refusé des conditions tant financières que sportives jugées inacceptables, en particulier face à un adversaire qu’il a déjà battu en octobre. Refusant une sanction prise « en 24 heures », il a engagé un avocat pour obtenir la levée de son obligation contractuelle, qui court officiellement jusqu’au 7 décembre 2026.
Destitution et versions contradictoires
La décision de retirer la ceinture a été présentée publiquement comme la conséquence d’un refus de combattre. Khbabez soutient une tout autre lecture : il dit avoir décliné une proposition qui ne comportait pas de révision de son contrat mais seulement une prime ponctuelle pour un combat accepté à la dernière minute. Pour l’athlète, cette distinction est cruciale : accepter une prime temporaire sans renégociation contractuelle reviendrait à valider des conditions qu’il juge insuffisantes pour la suite de sa carrière.
Raisons économiques invoquées par l’athlète
Le combattant insiste sur l’aspect financier de son refus. À 34 ans, avec une fenêtre de compétitivité limitée, Khbabez dit vouloir sécuriser ses revenus pour sa famille et pour les années qui lui restent au plus haut niveau. Il cite des offres d’autres organisations, potentiellement plus lucratives, et reproche à Glory d’entraver sa liberté de choix alors que d’autres athlètes seraient autorisés à combattre ailleurs. Face à cette situation, il évoque même la possibilité de reprendre un emploi stable anciennement occupé, celui de sapeur-pompier, si aucune solution financière satisfaisante n’est trouvée.
Annulation du combat et offre de dernière minute
L’affaire a pris une tournure ironique lorsque l’adversaire initial azerbaïdjanais s’est blessé, entraînant l’annulation du combat. Suite à ce forfait, la promotion a contacté Khbabez pour lui proposer d’entrer en piste en urgence, en échange d’un bonus exceptionnel. Le champion a rejeté cette offre, exigeant une renégociation contractuelle durable plutôt qu’un simple paiement ponctuel. Ce refus a précipité la rupture entre l’athlète et l’organisation et motivé la décision de retire la ceinture, selon la version officielle.
Conséquences contractuelles et procédure judiciaire
Sous contrat jusqu’au 7 décembre 2026, Khbabez affirme qu’il est maintenu de manière contraignante et qu’il a dû recourir à un avocat pour faire valoir son droit à quitter l’organisation. Le patron de Glory a, selon l’information disponible, refusé de commenter publiquement une procédure en cours, laissant la situation en suspens. La question juridique centrale porte sur la validité des motifs de destitution et sur la liberté du combattant de solliciter des contrats ailleurs alors que son engagement formel court encore.
Répercussions sportives et image publique
Au-delà des aspects financiers et juridiques, cette affaire soulève des enjeux d’image pour les deux parties. Pour Khbabez, la perte du titre peut être présentée comme une sanction injuste ou comme une rupture volontaire selon le camp qui communique. Pour Glory, maintenir la crédibilité d’un calendrier de combats et la tenue d’événements exige des réponses rapides face aux annulations et aux réclamations d’athlètes. La situation a déjà attiré l’attention du monde du kickboxing, qui suivra de près l’issue de la procédure.
Impact direct sur la carrière et perspectives immédiates
Le combat d’urgence annulé et la décision de destitution laissent Khbabez dans une position précaire mais déterminée. Il affirme vouloir quitter l’organisation pour rejoindre des promoteurs offrant de meilleures conditions, tout en sécurisant l’avenir financier de sa famille. L’issue judiciaire et les négociations contractuelles détermineront s’il retrouvera rapidement les rings sous d’autres bannières ou s’il devra, temporairement, se tourner vers d’autres sources de revenu.
La situation reste ouverte et évolutive : la procédure engagée par l’athlète, la réponse de l’organisation et les éventuelles offres de promoteurs externes décideront du prochain chapitre de la carrière de Tarik Khbabez.