TAS examine l’appel du Sénégal contre l’attribution du titre au Maroc
TAS : audience du 8 octobre entre la FRMF, la Fédération sénégalaise et la CAF sur la finale Maroc–Sénégal
Le Tribunal arbitral du sport tiendra le 8 octobre une audience à huis clos opposant la FRMF, la fédération sénégalaise et la CAF sur la finale disputée à Rabat.
La procédure devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) porte sur la contestation du résultat juridique de la finale disputée le 18 janvier à Rabat. La Fédération royale marocaine de football (FRMF), la Fédération sénégalaise de football et la Confédération africaine de football (CAF) se présenteront devant les arbitres le 8 octobre lors d’une audience qui se déroulera à huis clos, les parties n’ayant pas demandé l’ouverture au public. Le dossier concerne la décision rendue le 17 mars par la Commission d’appel de la CAF et soulève des questions de conformité au règlement de la compétition.
Audience au TAS le 8 octobre
L’audience programmée le 8 octobre constituera l’étape procédurale principale avant les délibérations du tribunal. Les représentants des trois instances exposeront leurs arguments, sans que le public ni les médias ne soient présents. Le TAS a précisé que, suite à l’audience, les arbitres entameront leur phase de délibération et qu’aucune date de rendu de décision n’est pour l’instant annoncée. Le verdict ne sera donc pas nécessairement rendu le jour même de l’audience.
Origine du recours de la FRMF
Le litige trouve son origine dans le recours déposé par la FRMF après la finale. La procédure vise la décision de la Commission d’appel de la CAF rendue le 17 mars, et s’appuie sur les articles 82 et 84 du règlement de la compétition, invoqués par la FRMF pour contester la validité du résultat sportif ou la procédure disciplinaire ayant suivi le match. Le dossier porté devant le TAS examine donc à la fois des éléments réglementaires et la qualification juridique des faits produits lors de la rencontre.
Les seize minutes décisives à Rabat
Sur le terrain, la finale du 18 janvier a été marquée par un épisode déterminant : sur instruction de leur sélectionneur Pape Thiaw, les joueurs sénégalais ont quitté la pelouse pendant seize minutes pour protester contre l’attribution d’un penalty au Maroc dans le temps additionnel. Après la reprise, le Sénégal avait inscrit le but décisif par Pape Gueye à la 94e minute et remporté la rencontre sur le score du terrain. En revanche, la Commission d’appel de la CAF avait ultérieurement statuée en faveur du Maroc, prononçant une victoire administrative 3-0 sur tapis vert, décision qui est désormais soumise à l’examen du TAS.
Procédure et calendrier de la décision
Les parties ont décliné l’option d’une procédure accélérée; le dossier suivra donc le calendrier ordinaire du Tribunal arbitral du sport. Après l’audience du 8 octobre, les arbitres disposeront d’un temps de délibération dont la durée dépendra de la complexité juridique et factuelle du dossier. Le TAS a indiqué qu’il n’était pas en mesure d’annoncer une date de rendu au moment de l’audience. Il est également confirmé que la finale ne sera pas rejouée sur le terrain : l’objet du recours est l’examen du résultat juridique et de l’attribution du titre.
Conséquences sportives et administratives
La décision finale du TAS pourra avoir des répercussions multiples : attribution officielle du trophée, conséquences disciplinaires pour les acteurs impliqués, et effets indirects sur les classements, les qualifications et les règlements des compétitions continentales. Au-delà du cadre strictement sportif, une décision administrative rétroactive influence également des aspects économiques et contractuels liés aux compétitions — contrats, primes, et, le cas échéant, règlement des paris sportifs. Les fédérations attendent donc un arbitrage clair qui précisera les effets juridiques de l’épisode.
La procédure devant le TAS sera suivie de près par les autorités sportives et par les observateurs du football continental. L’audience du 8 octobre constitue une étape cruciale, mais la décision finale reposera sur l’analyse juridique détaillée des textes applicables et des circonstances de la rencontre. Dans l’attente du rendu, le statut juridique du titre reste contesté et les parties se préparent à accepter ou à contester la sentence arbitrale selon l’issue des délibérations.