TAS fixe le 8 octobre l’appel du Sénégal sur le titre de la CAN
Sénégal vs Maroc : le TAS fixe une audience à huis clos le 8 octobre pour l’appel du titre de la CAN
Le Tribunal arbitral du sport (TAS) tiendra le 8 octobre 2026 à Lausanne une audience à huis clos pour examiner l’appel du Sénégal visant à récupérer le titre de la Coupe d’Afrique des nations perdu après une finale controversée contre le Maroc en janvier.
Annonce officielle de la date d’audience
Le TAS a confirmé que l’audience d’appel se déroulera le 8 octobre 2026 dans ses locaux à Lausanne. L’instance n’a pas fixé de délai pour le rendu du jugement, laissant ouvertes la possibilité d’un délai de plusieurs mois entre l’audience et la décision finale. L’audience se tiendra à huis clos, selon le calendrier communiqué, ce qui restreint l’accès aux médias et au public.
Modalités procédurales et calendrier prévisible
La tenue d’une audience à huis clos renvoie à une procédure contentieuse classique devant le TAS : présentation des arguments écrits et oraux des deux parties, interrogatoire éventuel de témoins et examen des pièces versées au dossier. Les juges du TAS disposent d’une large marge pour statuer et peuvent prendre plusieurs mois avant de publier leur décision écrite. Aucun calendrier contraignant pour la notification du jugement n’a été annoncé à ce stade.
Rappel des faits sur la finale de la CAN à Rabat
La finale disputée en janvier à Rabat a été marquée par des incidents décisifs dans les dernières secondes. Sur un penalty accordé au Maroc en toute fin de match et arrêté ensuite par le gardien sénégalais, des joueurs sénégalais ont quitté le terrain, entraînant un arrêt de jeu de quinze minutes. Le match s’était néanmoins conclu par une victoire 1-0 du Sénégal après prolongation. Quelques semaines plus tard, une décision d’appel de la Confédération africaine de football a modifié le classement final en jugeant que le Sénégal avait manqué à son obligation en quittant le terrain, et le titre a été attribué au Maroc par voie administrative.
Arguments juridiques avancés par les parties
L’appel du Sénégal vise à contester la décision prise en appel par la Confédération africaine de football. Le Sénégal soutient que les lois du jeu confèrent à l’arbitre sur le terrain le pouvoir de trancher les événements liés au déroulement du match et que l’attribution du titre par l’instance d’appel méconnaît ce principe. De son côté, l’instance ayant réattribué le titre a fondé sa décision sur l’appréciation du comportement des joueurs et sur l’application de ses règlements disciplinaires et statutaires. Le TAS devra arbitrer entre ces positions, en examinant la recevabilité des moyens et l’interprétation applicable des règles.
Contexte sportif pendant l’instruction
La phase préparatoire de l’appel s’est déroulée pendant la Coupe du monde, période durant laquelle le Maroc a atteint les quarts de finale tandis que le Sénégal a été éliminé en huitièmes. Ces performances internationales ont maintenu l’attention sur les deux équipes et sur l’enjeu du litige, puisque la question du titre continental affecte directement l’image et le palmarès des fédérations concernées.
Conséquences potentielles pour les fédérations et le calendrier africain
La décision du TAS pourrait avoir des répercussions administratives et sportives durables : confirmation de la décision de la Confédération africaine, annulation de cette décision et rétablissement du résultat sportif ou, selon le raisonnement juridique des juges, renvoi de la cause pour une nouvelle instruction. Selon l’issue, l’attribution officielle du titre, l’état des classements historiques et certaines droits connexes — récompenses, qualifications et statuts fédéraux — pourraient être affectés. Les clubs, les joueurs et les supporters suivront l’audience et son verdict avec une grande attention, les décisions disciplinaires et les implications réglementaires étant au cœur du litige.
L’audience du 8 octobre 2026 devant le Tribunal arbitral du sport ouvre une nouvelle étape dans un dossier qui a déjà divisé les instances et les supporters depuis la finale à Rabat ; le sport africain attend désormais une décision qui tranchera sur la validité des procédures et sur la reconnaissance officielle du titre.