TGR : excédent de 8,25 MMDH pour les collectivités territoriales à fin juin 2026
Collectivités territoriales : excédent global de 8,25 MMDH à fin juin 2026, trésorerie mobilisée pour dépenses exigibles
La TGR relève un excédent de 8,25 MMDH des collectivités territoriales à fin juin 2026, recettes +3,5%, dépenses +5,1% et communes 64,5% des excédents
L’exécution des budgets des collectivités territoriales à fin juin 2026 fait apparaître un excédent global de 8,25 milliards de dirhams, contre 10,22 milliards un an plus tôt. Ce solde positif inclut un apport de 2,36 MMDH provenant des comptes spéciaux et des budgets annexes et sera affecté au règlement des dépenses engagées et devant être payées au cours de l’exercice 2026. L’écart par rapport à l’an précédent traduit une dynamique budgétaire contrastée entre recettes et charges de fonctionnement.
Excédent global à fin juin 2026
L’excédent de 8,25 MMDH constitue le résultat net de l’ensemble des opérations courantes et non courantes des collectivités territoriales à mi‑année. Il s’inscrit dans un total d’excédents globaux cumulés de 71 MMDH, qui agrègent les reliquats des années antérieures et le surplus enregistré en 2026. Ces montants servent en priorité à couvrir des dépenses programmées et engagées antérieurement mais non encore payées, ainsi que les engagements pris durant l’année en cours.
Structure des recettes ordinaires
Les recettes ordinaires des collectivités territoriales se sont élevées à 28,4 MMDH, enregistrant une progression de 3,5 % par rapport à fin juin 2025. Cette hausse résulte principalement d’une augmentation de 18,9 % des recettes gérées directement par les collectivités, d’une légère progression de 0,6 % des ressources gérées par l’État et d’une baisse de 0,3 % des ressources transférées. Cette évolution indique un renforcement des recettes locales, tout en soulignant une stabilité relative des flux étatiques et des transferts inter‑budgetaires.
Progression des dépenses de fonctionnement
Les dépenses ordinaires se sont élevées à 14,27 MMDH, soit une hausse de 5,1 % en glissement annuel. L’essentiel de cette augmentation provient d’une progression de 6,3 % des dépenses liées aux autres biens et services, représentant un surcroît d’environ 420 millions de dirhams, ainsi que d’une hausse de 4,6 % des dépenses de personnel (+278 MDH). Cette montée des charges courantes pèse sur l’espace budgétaire et explique en partie la réduction de l’excédent global comparé à l’exercice précédent.
Utilisation prévue des excédents et gestion de la trésorerie
Les excédents dégagés sont destinés prioritairement à la couverture des dépenses programmées et engagées au titre des années antérieures qui restent impayées, ainsi qu’aux obligations financières nées en 2026 mais non encore réglées. Le reliquat constitue une trésorerie disponible destinée au paiement des dépenses exigibles telles que salaires, factures d’eau et d’électricité, loyers, intérêts de la dette et opérations en gestion déléguée. Cette trésorerie joue un rôle opérationnel essentiel pour assurer la continuité des services locaux et honorer les engagements contractuels.
Rôle prépondérant des communes dans l’excédent global
Les communes représentent 64,5 % des excédents globaux des collectivités territoriales, indiquant une concentration significative des capacités de dégagement de trésorerie au niveau communal. Cette répartition met en lumière des disparités structurelles entre catégories de collectivités et souligne l’importance des communes dans la gestion et la stabilité financière locale.
L’évolution observée à mi‑2026 montre un équilibre délicat entre renforcement des recettes locales et montée des charges courantes. La réduction de l’excédent par rapport à 2025 invite à une vigilance soutenue sur la maîtrise des dépenses de fonctionnement et sur la capacité des collectivités à transformer les ressources disponibles en investissements durables sans compromettre le paiement des charges exigibles.